dimanche 6 avril 2014

Ier siècle après Jésus-Christ : la Crise des Animaux Féroces affecte irréversiblement Rome et la Gaule !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
(traduit et adapté de l'anglais par lui-même)
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Notre article initial a été publié en anglais le samedi 18 janvier 2014, sous le titre suivant :
"Ist century AD : the Ferocious Animals' crisis is irreversibly affecting Roma and Gaul !"

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Il y a environ 2000 ans, il y eût aussi le début d'une crise financière dans le monde romain, qui dura jusqu'à la fin du Ier siècle après Jésus-Christ, et l'effacement des dettes des populations locales de l'Asie Mineure.
Et cela affecta profondément et durablement l'Histoire qui prit une orientation surprenante.
Etonnamment, cette crise fut d'abord ressentie dans ce qui constituait l'essence de la Civilisation Romaine : les Jeux du Cirque et leur summum d'expression, le sacrifice des victimes aux animaux féroces, qu'ils proviennent d'Afrique (crocodiles d'Egypte et léopards de Numidie), ou d'Asie Mineure (lions de Syrie et d'Arménie, et tigres des alentours de Zadracarta en Hyrcanie - la cité rendue célèbre par les amours d'Alexandre le Grand et de Thalestris).
Même sans prendre en compte les coûts financiers, les rhinocéros de la région de l'ancienne Carthage et les crocodiles du Nil apparaissaient vraiment peu commodes à manier.
De plus, ils avaient des difficultés à s'acclimater à Rome et à la Gaule.
L'impact du choc fut si long et puissant, qu'il finit par affecter totalement l'histoire romaine ainsi que son développement, en modifiant en profondeur certains aspects de la vie de tous les jours.
En fait, le monde n'a jamais plus été le même depuis !

"Panem et circenses" (du pain et des jeux) était en pratique la devise de l'Empire Romain. En effet, les jeux étaient considérés comme une nécessité cardinale pour contenter le Peuple (un peu comme le football de nos jours). Cette distraction avait pris une importance considérable dans la civilisation romaine, en constituant un rempart et une sauvegarde contre toute tentation de rébellion.
Etrangement, certains ont considéré que la Crise des Animaux Féroces avait en fait débuté dans l'ex-empire d'Egypte, à partir d'une antique malédiction de Cléopatre.
L'Egypte était effectivement devenue une province romaine depuis la mort d'Antoine (83 av. J.-C. - 30 av. J.-C.) et de la Reine Cléopatre (vers 69 av. J.-C. - 30 av. J.-C.). Dans un ultime ressort, lorsqu'elle se tua avec les serpents sacrés, Cléopatre fit un rituel magique dirigé contre leur ennemi commun, Octave (63 av. J.-C. - 14 ap. J.-C.), et son Empire Romain naissant à l'occasion du Principat : elle utilisa pour ce faire, un rituel extrêmement ancien appelé "la malédiction des serpents", qui remontait au Pharaon Aha (Ière dynastie, XXXIème siècle av. J.-C.) !
Cléopatre VII avait une origine macédonienne comme dernière descendante du Pharaon Ptolémée Ier Sôter (v. 366 av. J.-C. - 283 av. J.-C.) : c'était le fondateur de la dynastie des Lagides et officiellement le cousin d'Alexandre le Grand (356 av. J.-C. - 323 av. J.-C.), mais plus probablement son demi-frère !
L'idée d'une malédiction égyptienne de la Reine Cléopatre s'était répandue dans l'ensemble de l'Empire Romain jusqu'à Lutèce (Gaule), dont le symbole était devenu la "Nef d'Isis", la religion égyptienne étant hautement populaire dans les légions et les garnisons romaines.
En effet, la Gaule devint durant cette période la perle de l'Empire Romain.
Cela peut d'ailleurs expliquer pourquoi le support de la puissance de Rome, le "Palladium" - une statue restaurée de la Déesse Pallas Athéna, provenant originellement de Troie -, fut transportée par sécurité à Lutèce en 14 après Jésus-Christ, à la mort d'Octave Auguste, par le célèbre et influent patricien Quintus Curtius. Comme son ancêtre auparavant, le héros romain Marcus Curtius, il voulait sauver  Rome. De plus, la famille Curtius avait un ferme établissement en Gaule depuis déjà environ trois siècles, à partir de la Gaule Transalpine.

Et le triomphe ultérieur du Christianisme sur le Paganisme Romain doit certainement beaucoup à la Crise des Animaux Féroces du Ier siècle après Jésus-Christ.
De facto, les importations romaines de rhinocéros ou de crocodiles avaient rapidement chuté. Et ces animaux étaient justement ceux qui n'hésitaient pas à tuer, ou à manger pour les seconds, les êtres humains qui leur étaient offerts comme victimes sacrificielles.
Comme il était apparu beaucoup moins coûteux et plus facile de capturer, transporter et nourrir des lions, d'acclimation plus aisée, un changement s'était opéré dans les Cirques et les Spectacles. En ce qui concerne les tigres et les léopards, on considéra qu'ils avaient tendance à se montrer peu fiables, avec leur comportement totalement imprévisible et capricieux, les rendant trop dangereux pour ceux qui les capturaient ou finalement leurs maîtres eux-mêmes.
Pourtant, les lions ou les lionnes - qui ne sont d'une certaine manière que de très gros matous -, se montraient de plus en plus souvent réticents à attaquer ou à tuer des Chrétiens.
La première explication pourrait reposer sur le pouvoir de la prière, qui était capable d'émouvoir les âmes de ces très gros chats.
Une autre explication est liée au fait qu'ils n'aimaient pas beaucoup le goût de la chair humaine, qui leur causait de terribles maux de dents, et des problèmes digestifs chroniques.
Et la dernière, étonnante quant à elle, proviendrait de ce qu'ils pensaient des êtres humains, considérés dans leur globalité quand ils tuaient pour le plaisir et non pour manger à leur différence : comme ils semblaient ne pas avoir d'âme, ils pouvaient se montrer plutôt stupides, méchants et cruels, tout spécialement envers leurs propres frères ou sœurs !



Pendant que l'Empire Romain était empêtré dans ses problèmes très terre-à-terre, créés par la Crise des Animaux Féroces, une autre civilisation se développait rapidement, silencieusement et intelligemment, celle de la Chine.

Deux-mille ans après la première Crise des Animaux Féroces, une autre fait rage.
Tout à fait récemment, un pays africain (la Namibie) a délivré à un Texan un permis pour chasser un vieux rhinocéros noir, qui n'est plus en état de procréer, pour l'énorme montant de 350 000,00 dollars, selon le magazine Time.

Pour en revenir à Lutèce, où le Palladium Romain fut transféré au Ier siècle après Jésus-Christ comme mentionné supra, ce dernier a probablement disparu actuellement des sous-bassements de Notre-Dame de Paris, qui était antérieurement un temple dédié à Isis, Déesse majeure de l'Egypte.
On n'est dès lors pas réellement surpris, que Paris soit visiblement en train de perdre son rayonnement sur le monde.

En contradiction avec la célèbre citation de Blaise Pascal (1623 - 1662), relative au nez de Cléopatre qui aurait changé la face du monde s'il eût été plus court, la magie de cette célèbre Reine d'Egypte réopère à nouveau maintenant : son nez était donc certainement un mignon petit nez, contre toute attente !

Même son ennemi, Octave Auguste, s'était senti  si mal à l'aise et inquiet devant son rituel de mort reptilien, qu'il avait ordonné aux "Psylles" (charmeurs de serpents égyptiens) d'aspirer le venin des aspics de son corps, officiellement pour qu'elle apparaisse comme sa prisonnière lors de son triomphe. Mais ce fut en vain. Le venin et son sortilège étaient irréversibles, et elle eût le dernier mot qui fut dans ce cas précis, AHA !

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