jeudi 29 septembre 2011

Le "katun Cauac" II : les étranges suprises de la voix du grand Pacal !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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Le tombeau de Pacal II (603-683) fut découvert par Alberto Ruz Lhuillier (1906-1979), à Palenque - état du Chiapas, Mexique. C'est ce roi maya qui est à l'origine des inscriptions dans sa fameuse pyramide-tombeau, et notamment celles du 21 décembre 2012 si marquantes pour toute la planète actuellement.
Il était le fils de la reine Sak K'uk, qui lui avait transmis sa couronne et son pouvoir, de façon matrilinéaire donc. L'autre particularité vient de ce qu'elle accomplit cela de son vivant, puisqu'elle ne mourut qu'en 640, son époux K'an Mo' Hix n'ayant pas régné. Quand elle donna le pouvoir à son fils, âgé de 12 ans, elle le fit donc en accord avec les lois du ciel, parce qu'il était pour elle prédestiné à quelque chose de gigantesque et d'incroyable : favoriser le retour lumineux du dieu Quetzalcoatl, le "Serpent à plumes".
Rappelons que le "Quetzal" qui entre dans la composition du nom de ce dieu suprême, est un oiseau sacré pour les Mayas. Le mot "coatl" désigne quant à lui le serpent à sonnettes. Ce dieu est donc celui qui annonce lui-même sa venue, ou son retour en faisant du bruit.
Et Dieu sait combien cette lancinante question de "2012" connaît un écho universel, et pas seulement à cause du film catastrophiste de Roland Emmerich sur ce sujet (2009), qui suscite la plus grande des peurs, celle de la fin du monde. Etrangement d'ailleurs, Emmerich oublie de faire référence au fracassant retour de Quetzalcoatl, en ne se concentrant que sur "la fin du calendrier maya". Pour autant, son film à grand spectacle et à effets spéciaux époustouflants mérite vraiment d'être vu, et même revu.


Il y a un grand mystère concernant l'état de conservation du corps de Pacal II. Il était en effet âgé de 80 ans à sa mort, mais curieusement les restes retrouvés sont étonnamment jeunes : il paraissent plutôt ceux d'un homme de 40 ans environ. Ce sont les dents qui stupéfient le plus, car elles sont assez peu usées. On pourrait penser au premier abord qu'il ne s'agit pas vraiment de lui, mais un faisceau d'indices indiquerait que si. Notamment, il correspondrait étonnamment bien à la figure gravée sur son tombeau, en reconstitution holographique. De même, son visage rappelle de façon frappante celui de sa mère. Alors, les spécialistes ont été obligés de se remuer les méninges pour trouver une solution appropriée et plausible : la seule qu'ils aient trouvée, est que ses repas auraient été constitués de nourriture molle et plutôt végétale ! Mais pourquoi diable s'obstine-il encore à paraître si jeune après 1328 ans dans son tombeau ?
Personne n'a songé semble-t-il à une reconstitution dentaire par un "dentiste" de sa cour, qui aurait eu des connaissances et aptitudes stomatologiques très "avant-gardistes". Il est pourtant fort connu que les Mayas avaient une maîtrise de l'art dentaire à faire pâlir d'envie un praticien moderne, avec leurs résines et amalgames spéciaux qui "fusionnaient" avec la ou les dents malades : ils pouvaient ainsi leur redonner une apparence relativement intacte pour longtemps.
Mais il est vrai qu'eux utilisaient également des bases de pierres précieuses ou semi-précieuses réduites en poudre, qui appliquées sur la partie malade acqueraient une solidité inconnue de nos jours. Et l'incompréhension concernant les restes de Pacal II serait en ce cas plutôt due à notre retard médical !

Une autre étrangeté de Pacal était son aptitude à "voyager dans l'entre-mondes" vénuso-terrestre. C'est pour cette raison qu'il est représenté sur son sarcophage dans ce qui peut nous faire songer malgré nous à une capsule spatiale avec ses tuyères : même sans vouloir mettre en avant certaines interprétations d'Erich von Däniken (né en Suisse en 1935), il y a tout de même ce que nos yeux voient en toute bonne foi. On tend à dire que cela figurerait toute autre chose que ce que l'on a tendance à y voir, sans d'ailleurs dire quoi.
Que cela représente quelque chose de réel ou de simplement imaginaire, nous permet tout de même de nous interroger sur ce roi. N'avait-il pas audacieusement prévenu qu'il communiquerait directement avec ses descendants ou le dieu Quetzalcoatl lui-même là où il se trouvait en Occident, via la cavité qui part de son tombeau ? ! Il ne voulait donc pas donner sa voix à n'importe qui, pour faire n'importe quoi.
Rien n'est donc vraiment normal avec ce roi maya
au sens où nous l'entendons. Le facétieux Pacal voulait à coup sûr attirer l'attention, et il y a parfaitement réussi. Le dieu Quetzalcoatl dont il veut simplifier le retour, était parti vers l'Occident à cause d'une trahison.
Et il doit revenir de la même manière, avec une puissance paradoxalement accrue et sublimée, sans que l'on sache pourquoi.
Comme 2011, son année précurseuse, 2012 risque donc d'être particulièrement défavorable pour les personnes déloyales, surtout si elles exercent ou entendent exercer des fonctions de représentation collective, en croyant à tort fermer le chemin à d'autres expressions qu'elles avaient pourtant sollicitées au départ. Une entrave suivie les guettent à leur tour, l'étoile du berger (Vénus) ayant pâli et ne pouvant plus indiquer la bonne route. Car assombrir un ciel qui n'en avait nul besoin, en substituant la défiance à la légitime confiance, n'est pas faire preuve de sagesse. Les effets d'un comportement détourné, bête et méchant - en un mot mesquin -, peuvent en être imprévisiblement durables à l'approche de la grande année 2012.



Dans les mots "Serpent à plumes", il y a "serpent". Et si on veut piétiner un crotale sacré - ce qui n'est vraiment pas très futé -, il va forcément se défendre en mordant au travers son agresseur ou son agresseuse insensés, et soudain devenus dérisoires.

Si l'intelligence, et particulièrement celle du coeur, peut sauver la Terre, une idiotie systémique patente - qui devrait cesser d'être honorée ou encouragée -, l'endommagera à coup sûr : il faut bien y prendre garde !

Avec le "katun Cauac", le "temps des tempêtes" s'installerait par delà le 21 décembre 2012, pour la planète entière, et donc bien au-delà du Mexique, du Guatemala, du Honduras ou du Belize (les antiques zones de culture maya).

Mais, débarassé d'une peur jugée infondée, nul ne cherche plus réellement à savoir pourquoi les Mayas faisaient une si notable distinction entre les différentes couleurs qu'ils faisaient revêtir aux tempêtes : noire, verte, blanche ou rouge ? Il y a un temps pour Hollywood et un autre pour la réalité supposée !

vendredi 23 septembre 2011

Le "katun Cauac" : se souvenir du futur pourrait devenir possible !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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Le "katun Cauac" commencera le lendemain du 21 décembre 2012. Un "katun" est une période de temps qui dure environ vingt ans, soit une génération (le système maya était vigésimal et non décimal comme le nôtre). "Cauac" signifie quant à lui littéralement "tempête". L'ensemble désigne donc le temps de la tempête (noire, verte, blanche ou rouge) dans cette approche cyclique, et non linéaire, du temps.
Il s'agit apparemment d'un processus particulièrement "soufflant" - déjà ressenti -, de transformation complète de la Terre qui marquerait cette date, et les vingt ans à venir.
On n'en est pas encore sûr, mais il est possible que pendant presque trois jours d'affilée, à compter de ce 21 décembre fatidique, une grande partie des habitants de la planète soient dans la nuit plus ou moins complète : cela serait fort angoissant pour les non-habitués.
La cause exacte n'en est pas claire : super-tempête (s), disparition temporaire et impromptue de la lumière du Soleil, nuages de cendres volcaniques, etc.
Le léger écart de deux jours prévu par certains critiques des prophéties mayas (avec la date alternative du 23 décembre 2012), ne changera pas grand chose à l'affaire si l'on n'est pas à Chichen Itza ou à Palenque (Mexique). D'ailleurs, le solstice d'hiver ne tombe pas le 23 décembre mais le 21, et le premier jour de la nouvelle année maya était donc un 22 décembre !
Toutefois, il est vrai que les Mayas, qui étaient d'étonnants mathématiciens, avaient une conception alternative du temps, avec leurs différents calendriers : la grande roue correspondait au calendrier solaire, et la petite au calendrier vénusien de 260 jours.

Le 21 décembre 2012, l'interdépendance des êtres humains doit être mise en relief au plus haut point, quel que soit l'endroit où l'on se trouve à ce moment là sur la planète Terre.
L'entre-mondes terrestre et vénusien se mettra alors en branle de façon paroxystique, si l'on suit bien les prophéties. Et ceci se fera au nouveau rythme des deux calendriers enchevêtrés.
Beaucoup ne sauront plus où ils sont, ni qui ils sont, ni encore ce qu'ils doivent faire.
Hormis les événements de type climatique, tellurique ou autres qui pourraient se succéder de façon saccadée, le plus difficile sera de rester maître (ou maîtresse) de soi, et bien centré (e) sur soi.
La vision du monde qui nous entoure devrait subitement changer, parce que nous ne verrons plus vraiment ce que nous voyions. Par contre nous verrons ce que nous ne voyions pas auparavant, ce qui ne sera pas forcément négatif. L'espace-temps et les dimensions classiques entrevus par Einstein (1879-1955) apparaîtront alors clairement erronés et incomplets.
Mais Vénus a également une forte influence sur les mariages et les remariages. Il y aura donc une vague sans précédent de séparations ou de divorces dans les couples mal assortis et dysharmoniques, surtout pour des raisons spirituelles, et au contraire la constitution rapide et inopinée de nouveaux couples. Des personnes qui ne peuvent être proches l'une de l'autre pour des raisons de contraintes sociales, feront alors exploser toutes les carcans pour vivre ensemble, et n'écouteront plus leurs parents, sauf s'ils sont sensibles à la nouvelle sagesse. Les conceptions limitantes de la société auront elles-même été radicalement balayées. Les personnes naturellement soumises ne le seront plus, dans ce nouvel univers au dualisme "émoussé" : le souffle de "Cauac" sera passé par là. Et le nouveau monde sera beaucoup plus affinitaire pour les personnes présentes.

Le plus grand chambardement se fera ainsi au niveau de notre mental et des possibilités offertes par le néo-mentalisme. Et nous ne pourrons rien faire pour stopper ce processus, qui se surajoutera aux modifications affectant éventuellement l'environnement de manière surprenante. Il y en a qui s'y adapteront assez facilement, et d'autres pas du tout. Il faudra donc essayer de rester zen devant l'adversité ou au contraire face au néant très perturbant.
Il faut bien garder à l'esprit que Vénus n'était pas une douce planète pour les Mayas, mais un astre tapageur apportant guerres, conflits, révolutions, ruines financières, désastres et catastrophes naturelles entre autres...Par une coïncidence qui n'en est par vraiment une, on attribuait dans l'Antiquité des influences similaires aux éclipses ou aux tempêtes solaires (les fameuses taches oranges), en rajoutant pour le Soleil le changement inopiné de dirigeant (e) s ou de chefs d'Etat. Or 2012, outre de rares alignements planétaires, va justement être marquée par une activité solaire hors norme selon la NASA. Qu'il y ait ou non inversion des pôles, n'empêchera pas certain (e) s de se rassurer en se rongeant les ongles, y compris les 20 mai et 13 novembre 2012 (jours d'éclipses solaires).
Etrangement, les Mayas craignaient au début de chaque nouveau jour, que le Soleil ne revienne pas. Un jeu maya rappelle d'ailleurs tout autant leur mythe de la création, qu'il conjure cette crainte. Il s'agit du mortel "Pok-a-tok", qui fait clairement songer à une sorte de football : on ne sait pas exactement si la balle symbolisait directement le Soleil ou même Vénus, mais il ne fallait surtout pas qu'elle retombe dans son camp, sous peine pour l'équipe entière d'avoir l'insigne honneur d'être sacrifiée à Inti (le dieu Soleil) !
Hunab Ku, le créateur suprême selon les Mayas, qui semble à peu près correspondre à notre conception du dieu unique, réarrangerait le monde comme il le désire vraiment. Il doit à cette fin faire revenir d'Occident son fils, le dieu barbu dénommé Quetzalcoatl : il est plutôt bienveillant selon les prêtres-jaguars devins, les "Chilam Balam".




Que voulait dire exactement le roi Pacal II (603-683), en s'adressant à nous par delà le futur, avec ce que la plupart des spécialistes ont traduit par la date du 21 (ou 23) décembre 2012 ?
Il suffirait selon les nouveaux sages mayas de se rendre à Palenque dans sa pyramide "des inscriptions", pour savoir ce que désirait nous transmettre celui dont le nom signifie "le Bouclier".

Il faudrait alors simplement écouter ce qu'il nous souffle dans le "grand micro" que semble constituer la vaste cavité - maintenant débouchée et donc opérationnelle -, partant de son tombeau. Cet "appareil acoustique" artificiel aurait en effet clairement été prévu pour ça : nous parler en direct d'outre-tombe en faisant sauter toutes les barrières du temps et de l'espace, pour annoncer notamment le retour triomphal du dieu Quetzalcoatl, le "Serpent à Plumes".

De toute façon, la réponse est maintenant très proche, avec cet essai unique dans l'histoire humaine ! Pacal le Grand, ce roi du passé maya se place en effet clairement dans une étrange perspective future, à une distance de quatorze siècles. Et il nous demande comme lui, de nous souvenir du futur, celui de l'humanité toute entière !

lundi 19 septembre 2011

Par Zeus, Poséidon et Hadès : l'aquatique triplicité de l'Olympe refait surface !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Zeus (Jupiter) est le souverain des dieux et maître de l'Olympe. Il est célèbre pour ses colères, qui peuvent parfois s'apaiser soudainement.
Poséidon (Neptune), son frère, règne sur les flots et tout ce qui est aquatique. Les tempêtes de toute nature, quand elles ne procèdent pas directement de son aîné, maître de la foudre et des éclairs, sont gouvernées par lui. Il peut donc déclencher ouragans et raz-de-marée. Son visage lui est d'ailleurs si ressemblant, que souvent on les prend l'un pour l'autre.
Hadès, qui est laid quant à lui, est le maître des Enfers, divisés entre le Tartare et l'Erèbe : ils ont pour confins les "Champs Elysées" à l'Occident, réservés quant à eux aux bienheureux. Ce troisième dieu commande aux volcans et à l'activité tellurique, parfois sous-marine d'ailleurs. Il ambitionne secrètement de prendre le pouvoir de Zeus : il a déjà essayé une fois lors de la révolte des hommes dirigée par le roi d'Argos. Et il s'en est fallu d'un cheveu qu'il y parvienne. Mais c'était sans compter avec l'intervention assez involontaire et pourtant contraire au départ de Persée, fils de Danaé et de Zeus, qui avait pris le parti des hommes. Mais il est vrai qu'il bénéficia de la drachme d'or de ce dernier pour payer Charon, et aller décapiter Méduse dans les Enfers. Finalement d'ailleurs, Persée put vaincre le "cracken" en le pétrifiant avec l'horrible face de Méduse : il s'agissait d'un redoutable monstre marin façon "Léviathan" qu'Hadès avait libéré, avec l'autorisation de Zeus, pour punir les Humain (e) s impies. A la fin de cette épopée, et grâce à Persée, il devint soudainement évident à Zeus qu'Hadès préparait un coup de force contre lui une fois la révolte humaine résolue. Mais son plan échoua in fine et Zeus l'avait désormais à l'oeil. Hadès prend le nom de Pluton (Pluto) chez les Romains, d'où dérive le terme de ploutocratrie pour désigner le gouvernement de la richesse. Mais en ce domaine également, Zeus possède un pouvoir d'action foudroyant, en tant que roi des dieux.

A eux trois, Zeus, Poséidon, et Hadès forment donc l'aquatique triplicité, et étendent clairement leur puissance à la Terre entière. C'est d'ailleurs pour cela qu'on fait aussi référence à ce qui se trouve au-delà du Caucase dans cette mythologie. Vu sous cet angle, la mythologie gréco-romaine apparaît comme intrinsèquement liée à la vie quotidienne des êtres humains sur la Terre. Les interactions olympiennes n'y sont d'ailleurs jamais considérées comme anodines ou neutres, ce qui paraîtrait absurde. Et paradoxalement, la puissance qui en ressort serait d'autant plus grande que l'on n'y croit plus de nos jours. Lorsque les hommes et les femmes n'honorèrent plus les dieux de l'Olympe dans la haute Antiquité, en voulant une fois pour toutes s'abstraire de leur pouvoir, ils partaient d'une idée simple soufflée par Hadès : le pouvoir des Dieux disparaîtra si l'on ne croit plus en eux. Leur idée était en effet que seule leur foi irréfléchie alimentait leur puissance, et leur donnait vie. Tout partait donc de la naïveté des humain (e) s et de leur besoin inné de croire. Mais ce n'était qu'un piège habile d'Hadès pour prendre le pouvoir de Zeus. Et, dans la mythologie gréco-romaine, c'est exactement le contraire qui s'avéra vrai, pour la plus grande humilité des êtres humains. Car, après l'épisode du combat entre Persée et le "cracken", la paix et l'ordre divins revinrent sur le monde. Les préoccupations divines auraient donc une correspondance avec celles plus terrestres des humain (e) s, même si elles semblent très prosaïques. Cela laisse songeur, au moment où tous les yeux sont braqués sur la Grèce et l'Italie justement.

L'aliment ou le breuvage qui assurait l'immortalité aux dieux de l'Olympe était l'ambroisie, qui venait de la partie la plus éloignée de l'Occident. Elle pouvait être aussi bien solide que liquide apparemment. On ne sait pas trop ce que cela désignait puisqu'en lui-même ce terme d'origine grecque signifie seulement "immortel". On pense que la boisson était fermentée, et sucrée comme le miel, et garantissait de toute maladie et de toute blessure. Cela fait d'ailleurs penser au soma iranien, dont parlait Zarathoustra, le fondateur de la religion mazdéenne. Au Moyen-Age, on a essayé d'imiter ce breuvage avec l'hydromel, mais il ne fait que s'en approcher. Les déesses grecques utilisaient également l'ambroisie pour se faire belles et plaisantes. En tout état de cause, Zeus et les siens n'étaient pas des tristes. Les dieux et les déesses savouraient ainsi le nectar et l'ambroisie à l'occasion de la réunion de leur grand conseil par Zeus, dans une ambiance plutôt joyeuse et festive : Zeus y tenait par dessus tout, pour oublier quelques éclats de voix parfois inévitables avec ses frères. Très logiquement, le conseil des dieux se tenait sur le mont Olympe en Grèce.
Ce mont très embrumé à certains moments de la journée, ne redouterait pas les brumes nordiques. Elles ne feraient que se mélanger à celles de l'Empyrée. Et de toute manière, l'aquatique triplicité a toujours protégé la Grèce (Hellas) ou l'Italie (Italia) et leurs dignes héritiers, même si c'est de façon singulière, étrange, et assez inopinée : elle sait refaire surface si les circonstances l'exigent en apportant ses solutions inédites, auxquelles nul n'aurait pensé. Une goutte d'eau gelée peut faire éclater la roche qui la maintient prisonnière !



La mythologie gréco-romaine contient de puissantes allégories qui sont autant d'archétypes pour tous les hommes et toutes les femmes. Ces représentations mentales rendraient les choses plus fluides, et donc plus liquides en quelque sorte.

L'aquatique triplicité de Zeus, Poséidon et Hadès, recèle bien des mystères qui n'ont jamais été révélés au profane. Tout comme dans les Mystères d'Eleusis, leurs mots les plus sacrés sont "Konx Ompax !"

Zeus, le souverain suprême de l'Olympe, ne cherche pas spécialement à susciter un nouveau Léviathan, façon "cracken". S'il le faisait, il s'adresserait d'ailleurs plutôt à Poséidon qu'à Hadès dont il n'a pas oublié la sournoiserie. Laissez-les dire que même les Enfers n'échapperaient plus alors à son pouvoir d'action foudroyant et ultime !

lundi 12 septembre 2011

Un monde en collision : entre le cocasse et la tragi-comédie !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Souvent dans les vies terrestres, le conflit avec le cosmos est le grand oublié.
On trouve davantage de conflits internes, interpersonnels ou à vocation globale.
Le premier n'est rappelé qu'incidemment du fait de son caractère hautement improbable.
En ce moment par exemple, un satellite de la NASA nommé "UARS" (Upper Atmosphere Research Satellite) lancé en 1991 - dont on a perdu le contrôle parce qu'il ne dispose plus de carburant pour le mouvoir à distance -, erre au-dessus de nos têtes dans l'attente de chuter quelque part. On ne sait pas où exactement, puisqu'il faudra attendre fin septembre ou début octobre semble-t-il, pour le savoir...deux heures avant seulement ! De toute façon, le risque de collision d'un débris de ce satellite d'environ 10 mètres de long et d'un poids de 6 tonnes avec nos têtes, n'est que d'une chance sur 3200 selon la NASA. Ce n'est pas vraiment rien, mais normalement ce type de débris a la politesse "cosmique" de tomber dans une zone tout à fait inhabitée de la Terre !
Car jusqu'à maintenant, le cosmos s'est montré suffisamment courtois pour ne pas dépouiller l'homme ou la femme de la rue de leur monde ordinaire.
Cela serait dû au fait qu'ils n'occupent que 10% de la surface de la planète, malgré leur propension à s'étendre partout où ils le peuvent.

La toute puissance de l'être humain sur le monde terrestre n'est que très rarement remise en question. Ce qu'il ne perçoit pas n'existe tout simplement pas. Et sans doute est-ce mieux ainsi finalement. Sinon il passerait son temps à vivre dans le tragique en s'angoissant pour la disparition des étoiles, trop de nuits sans Lune, ou les facéties calorifiques d'un Soleil farceur.
Même le tourbillon austral en S de Vénus l'indiffèrerait, s'il ignorait totalement les fraîcheurs soudaines qu'il provoque.
Pour l'être humain, tout est toujours sous contrôle en ce monde où rien ne lui obéit vraiment.
Grâce à son raisonnement très terre à terre, il arrive à réduire à des évidences très prosaïques les incongruités cosmiques. Que des étoiles qui ne devraient pas être là ou que des astres cachés coexistent contre toute logique - sa logique limitative bien sûr -, ne saurait l'étonner puisqu'il ne le sait pas. Il serait juste à côté d'un trou noir qu'il ne s'en rendrait même pas compte, tant il est insouciant. Gaiement, il va en sifflotant vers un destin où il lui semble avoir tout planifié. "Singing in the rain !"

Ainsi, l'homme (ou la femme) peuvent apparaître comme des êtres particulièrement cocasses dans la relative inconscience qu'ils ont de l'univers qui les baigne. Tels des enfants espiègles, ils jouent avec les règles du cosmos qu'ils ne connaissent pas.
Les Gaulois ne craignaient, paraît-il, qu'une seule chose : que le ciel leur tombe sur la tête ! On en a eu connaissance par les Romains, leurs ennemis, qui se moquaient d'eux avant de les soumettre par la force militaire du dieu Mars. Contrairement à ce que l'on entend souvent, les Gaulois avaient bien une écriture, mais elle reste l'affaire d'érudits en quête de déchiffrage d'artefacts celtiques.
C'est pourquoi le druidisme, par le peu qui nous en est parvenu sous ses aspects plus ou moins civilisés, visait à éviter cette chute du ciel par tous les moyens. La cueillette magique du gui avec la serpe d'or et les cérémonies champêtres, l'invocation du dieu Cernunnos ou de la déesse Epona, visaient surtout à se rendre le ciel propice, pour le Grand Celtique. La déesse de la fécondité Sequana protégeait même une petite flaque d'eau à Alise Sainte Reine en Bourgogne, qui en se mêlant à d'autres flaques grossissait tellement par monts et par vaux en arrivant sur Lutèce (Paris), qu'on lui donna son nom, devenu la Seine.




L'un des bons points de l'être humain reste tout de même sa grande curiosité, et peut-être également sa capacité d'humour.
Il tâtonne souvent, mais même en tâtonnant on peut arriver à trouver des éléments de connaissance dignes de valeur, en semblant jouer parfois.

Egalement, son sens de l'extrapolation, lorsqu'il n'est pas inutilement freiné ou amoindri, lui permet tout autant de s'évader joyeusement que d'établir des hypothèses audacieuses. Il en fait alors rêver plus d'un (e) dans la tragi-comédie de la vie.

Le grand changement de notre époque, c'est sans doute qu'elle est enfin prête à accepter et à accueillir de nouvelles idées, ne serait-ce que pour résoudre ses problèmes autrement insolubles. Et ce déclic actuel est certainement l'amorce de quelque chose de fondamentalement nouveau, avec les craintes certes, mais aussi tous les espoirs que cela autorise !

jeudi 1 septembre 2011

Du "Prince de ce monde" au "Seigneur du futur" très proche : et l'on restera bouche bée !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Le fait de savoir si Jésus était un homme ou au contraire de nature divine est résolu par Jésus lui-même : il ne cesse de répéter qu'il est le fils de Dieu, et ses miracles les plus étonnants sont là pour prouver son assertion, afin que nul n'en doute.
Il ne se présente absolument pas comme un homme ordinaire, parmi d'autres : jamais il ne fait ça. Au contraire, on le remarque assez vite du fait de sa façon d'être et de réagir, si originale et unique, mais sans prétention.
Et il est conscient dès sa petite enfance de sa différence : il apprend beaucoup plus vite, comprend mieux, et surtout il réalise des choses considérées comme impossibles pour un être humain. En fixant, les oiseaux qui volent dans le ciel, il est capable de provoquer leur chute soudaine au sol, en état de catalepsie. Mais comme il ne veut pas leur mort, il les réveillent. Et s'ils sont déjà morts, il les ressucitent en disant "Khoum !"
De même, en prononçant un autre mot sacré très puissant, il parvient à figer le Soleil dans sa course rien qu'en le regardant.
Joseph, son père nourricier terrestre, n'aimait pas quand il faisait cela. Il avait peur de ses pouvoirs spéciaux. Aussi le divin enfant avait-il tendance à le faire en cachette, pour ne pas l'inquiéter inutilement. Sa mère Marie au contraire, qui était de même nature que lui (il faut rappeler le troublant cas de sa mère Hannah), se montrait plus attentive et plus compréhensive. Il fallait bien que son fils, chéri entre tous, teste sa puissance, pour que son oeuvre future puisse voir le jour et s'accomplir.

Le message intégral de Jésus, encore plus ou moins gardé sous le boisseau, c'est que celui que les Humains voient règner indûment sur Terre, le "Prince de ce monde", n'est certainement pas Dieu, son père. Il ne faut donc pas révérer le "Prince de ce monde", le Prince de la matière en ce monde terrestre du mélange entre le bien et le mal. S'il heurte une partie du clergé de son époque, c'est bien à cause de cela, outre son emportement contre ceux qui changent de l'argent dans le temple de Salomon.
Il est venu sur Terre pour totalement remettre en cause les croyances. C'est pour cela qu'il proclame apporter le glaive, ou prophétise que son message vital va séparer les familles (Mathieu, X-34 et 35).
Paradoxalement, l'amour lui apparaît absolument indispensable, mais le vrai amour, la vraie force de cohésion de l'univers tout entier. Quant à la rédemption, elle fait partie du triptyque classique avec la foi en Dieu, source d'espérance, dans une certaine mesure seulement.
L'idée constamment entretenue qu'il se serait volontairement sacrifié comme rédempteur de gens qui n'avaient que faire de lui est peut-être un peu exagérée. Lui-même dit bien à Dieu son père sur la croix : "Elie, Elie sabactanni" (Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?).
La réalité jusqu'à aujourd'hui, c'est qu'il était venu délivrer un message divin, et n'a que très peu été entendu, même si l'humanité se sent coupable. Et de nos jours, on ne fait attention à lui que parce qu'on pense avoir trop à perdre, à l'orée de 2012, que l'on soit chrétien ou pas d'ailleurs !

Ainsi Jésus ne pense pas du tout que la rédemption soit accessible à tous et à toutes, et en plus s'il pardonne souvent, il ne le fait pas tout le temps. Il n'aime pas du tout les personnes qui ne sont pas de parole ou se montrent vraiment ingrates, ni d'ailleurs les mauvaises langues, perfides et volontiers trompeuses qui se délectent trop d'un bavardage destructeur : à moins d'un repentir actif et rapide, elles sont exclues par ces fait mêmes semble-t-il du royaume des cieux, qu'il y ait intercession d'un prêtre ou pas. D'ailleurs, Dieu n'a nul besoin constamment d'un intermédiaire humain obligé pour s'adresser directement à ses ouailles, si tel est soudainement son désir. La place très cardinale accordée à la rédemption dans le Christianisme, provient d'abord de Saint Paul (vers 8 - vers 67), le "refondateur" : la raison en est qu'il lui fallait faire oublier, outre son nom de Saül de Tarse, le fait qu'il avait été un persécuteur et un dénonciateur de chrétiens, avant son chemin de Damas (Syrie) !
Enfin, l'importance des sacrements a certainement été surajoutée : si Jésus est baptisé par Jean dans les eaux du Jourdain - son cousin devenu aujourd'hui Saint Jean-Baptiste -, il n'apparaît pas nettement que tous ses disciples le furent aussi. Ainsi, Jésus lui-même n'établit pas du tout une distinction rigoureuse entre "baptisés" et "non-baptisés", mais quant à la pureté du coeur et de l'âme pour être "sauvé (e)", si. Le baptême s'est surtout développé à son imitation tout simplement. Le côté purificateur de l'eau souvent avancé, n'est pas si évident dans l'histoire des mentalités, si l'on songe que du haut Moyen-Age au XVIIIème, voire au milieu du XIXème siècle, il n'était pas forcément bien vu de prendre des bains.

Au demeurant, la division subie du travail transplanétaire entre le "Prince de ce monde" et Dieu est en train de changer à très grande vitesse.
Pour cette raison, le monde de la matière, et donc de l'argent se trouve affecté d'une étrange maladie : il semble curieusement payer sa surévaluation manifeste et ses surtarifications. Il ne sait plus ce qu'il fait ni où il en est, et tout paraît échapper au contrôle de ses habituels protagonistes, pourtant si "maîtres d'eux" habituellement.
Dieu retrouve le pouvoir qu'il avait perdu sur cette Terre au bénéfice d'un autre pris à tort pour lui, et révéré sans discernement à ce titre depuis des siècles et des siècles sous son nom.
Le grand changement dans l'apparente continuité - à l'abord de 2012 si proche désormais -, a déjà largement commencé, et rien ne l'arrêtera plus. Dieu, le "Seigneur du futur", montre inexorablement son pouvoir sur le temps présent, hic et nunc pourrait-on dire ; et forcément, cela s'avère perturbant et troublant à en rester bouche bée, pour une foule de gens non habitués à l'ampleur et à la surpuissance d'un tel phénomène, y compris la papauté à Rome.
Un grand nombre de personnes sur cette Terre souhaitaient depuis des lunes et des lunes que ça change : eh bien, on peut dire qu'elles vont être servies au-delà même de leurs espérances, qu'elles soient de "l"oeuvre de Dieu"(Opus Dei), du Saint Office, ou pas !
Les peuples ou plus simplement les individus disent ce qu'ils veulent de Dieu. Qu'ils l'encensent, le dénigrent ou se moquent secrètement de lui, voire nient son existence pour se rassurer, de toutes façons il les attend.




C'est le "Seigneur du futur" qui décide souverainement, et nul n'a à craindre qu'il ne le fasse pas in fine, et parfois bien avant, quelle que soit sa religion ou au contraire son absence de religion. Toutes les tergiversations ou circonvolutions humaines n'y changeront rien, ni d'ailleurs l'état d'ecclésiastique plus ou moins bien inspiré de ce qu'il veut vraiment, et que l'on soit important ou pas.

C'est lui le Juge Suprême, alors inutile de regarder derrière son épaule avec anxiété !
De plus, il n'y a pas que les Humain (e) s sur Terre : d'autres espèces, bien moins belliqueuses et dangereuses pour la planète, sont également dignes de son intérêt.

Ce monde a en fait déjà changé. Et cela modifie grandement la façon de s'adresser à lui, en ne l'irritant surtout pas. La colère de Dieu n'est pas qu'une vue de l'esprit, alors tous et toutes devraient plutôt chercher à attirer sa bienveillance !