vendredi 23 septembre 2011

Le "katun Cauac" : se souvenir du futur pourrait devenir possible !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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Le "katun Cauac" commencera le lendemain du 21 décembre 2012. Un "katun" est une période de temps qui dure environ vingt ans, soit une génération (le système maya était vigésimal et non décimal comme le nôtre). "Cauac" signifie quant à lui littéralement "tempête". L'ensemble désigne donc le temps de la tempête (noire, verte, blanche ou rouge) dans cette approche cyclique, et non linéaire, du temps.
Il s'agit apparemment d'un processus particulièrement "soufflant" - déjà ressenti -, de transformation complète de la Terre qui marquerait cette date, et les vingt ans à venir.
On n'en est pas encore sûr, mais il est possible que pendant presque trois jours d'affilée, à compter de ce 21 décembre fatidique, une grande partie des habitants de la planète soient dans la nuit plus ou moins complète : cela serait fort angoissant pour les non-habitués.
La cause exacte n'en est pas claire : super-tempête (s), disparition temporaire et impromptue de la lumière du Soleil, nuages de cendres volcaniques, etc.
Le léger écart de deux jours prévu par certains critiques des prophéties mayas (avec la date alternative du 23 décembre 2012), ne changera pas grand chose à l'affaire si l'on n'est pas à Chichen Itza ou à Palenque (Mexique). D'ailleurs, le solstice d'hiver ne tombe pas le 23 décembre mais le 21, et le premier jour de la nouvelle année maya était donc un 22 décembre !
Toutefois, il est vrai que les Mayas, qui étaient d'étonnants mathématiciens, avaient une conception alternative du temps, avec leurs différents calendriers : la grande roue correspondait au calendrier solaire, et la petite au calendrier vénusien de 260 jours.

Le 21 décembre 2012, l'interdépendance des êtres humains doit être mise en relief au plus haut point, quel que soit l'endroit où l'on se trouve à ce moment là sur la planète Terre.
L'entre-mondes terrestre et vénusien se mettra alors en branle de façon paroxystique, si l'on suit bien les prophéties. Et ceci se fera au nouveau rythme des deux calendriers enchevêtrés.
Beaucoup ne sauront plus où ils sont, ni qui ils sont, ni encore ce qu'ils doivent faire.
Hormis les événements de type climatique, tellurique ou autres qui pourraient se succéder de façon saccadée, le plus difficile sera de rester maître (ou maîtresse) de soi, et bien centré (e) sur soi.
La vision du monde qui nous entoure devrait subitement changer, parce que nous ne verrons plus vraiment ce que nous voyions. Par contre nous verrons ce que nous ne voyions pas auparavant, ce qui ne sera pas forcément négatif. L'espace-temps et les dimensions classiques entrevus par Einstein (1879-1955) apparaîtront alors clairement erronés et incomplets.
Mais Vénus a également une forte influence sur les mariages et les remariages. Il y aura donc une vague sans précédent de séparations ou de divorces dans les couples mal assortis et dysharmoniques, surtout pour des raisons spirituelles, et au contraire la constitution rapide et inopinée de nouveaux couples. Des personnes qui ne peuvent être proches l'une de l'autre pour des raisons de contraintes sociales, feront alors exploser toutes les carcans pour vivre ensemble, et n'écouteront plus leurs parents, sauf s'ils sont sensibles à la nouvelle sagesse. Les conceptions limitantes de la société auront elles-même été radicalement balayées. Les personnes naturellement soumises ne le seront plus, dans ce nouvel univers au dualisme "émoussé" : le souffle de "Cauac" sera passé par là. Et le nouveau monde sera beaucoup plus affinitaire pour les personnes présentes.

Le plus grand chambardement se fera ainsi au niveau de notre mental et des possibilités offertes par le néo-mentalisme. Et nous ne pourrons rien faire pour stopper ce processus, qui se surajoutera aux modifications affectant éventuellement l'environnement de manière surprenante. Il y en a qui s'y adapteront assez facilement, et d'autres pas du tout. Il faudra donc essayer de rester zen devant l'adversité ou au contraire face au néant très perturbant.
Il faut bien garder à l'esprit que Vénus n'était pas une douce planète pour les Mayas, mais un astre tapageur apportant guerres, conflits, révolutions, ruines financières, désastres et catastrophes naturelles entre autres...Par une coïncidence qui n'en est par vraiment une, on attribuait dans l'Antiquité des influences similaires aux éclipses ou aux tempêtes solaires (les fameuses taches oranges), en rajoutant pour le Soleil le changement inopiné de dirigeant (e) s ou de chefs d'Etat. Or 2012, outre de rares alignements planétaires, va justement être marquée par une activité solaire hors norme selon la NASA. Qu'il y ait ou non inversion des pôles, n'empêchera pas certain (e) s de se rassurer en se rongeant les ongles, y compris les 20 mai et 13 novembre 2012 (jours d'éclipses solaires).
Etrangement, les Mayas craignaient au début de chaque nouveau jour, que le Soleil ne revienne pas. Un jeu maya rappelle d'ailleurs tout autant leur mythe de la création, qu'il conjure cette crainte. Il s'agit du mortel "Pok-a-tok", qui fait clairement songer à une sorte de football : on ne sait pas exactement si la balle symbolisait directement le Soleil ou même Vénus, mais il ne fallait surtout pas qu'elle retombe dans son camp, sous peine pour l'équipe entière d'avoir l'insigne honneur d'être sacrifiée à Inti (le dieu Soleil) !
Hunab Ku, le créateur suprême selon les Mayas, qui semble à peu près correspondre à notre conception du dieu unique, réarrangerait le monde comme il le désire vraiment. Il doit à cette fin faire revenir d'Occident son fils, le dieu barbu dénommé Quetzalcoatl : il est plutôt bienveillant selon les prêtres-jaguars devins, les "Chilam Balam".




Que voulait dire exactement le roi Pacal II (603-683), en s'adressant à nous par delà le futur, avec ce que la plupart des spécialistes ont traduit par la date du 21 (ou 23) décembre 2012 ?
Il suffirait selon les nouveaux sages mayas de se rendre à Palenque dans sa pyramide "des inscriptions", pour savoir ce que désirait nous transmettre celui dont le nom signifie "le Bouclier".

Il faudrait alors simplement écouter ce qu'il nous souffle dans le "grand micro" que semble constituer la vaste cavité - maintenant débouchée et donc opérationnelle -, partant de son tombeau. Cet "appareil acoustique" artificiel aurait en effet clairement été prévu pour ça : nous parler en direct d'outre-tombe en faisant sauter toutes les barrières du temps et de l'espace, pour annoncer notamment le retour triomphal du dieu Quetzalcoatl, le "Serpent à Plumes".

De toute façon, la réponse est maintenant très proche, avec cet essai unique dans l'histoire humaine ! Pacal le Grand, ce roi du passé maya se place en effet clairement dans une étrange perspective future, à une distance de quatorze siècles. Et il nous demande comme lui, de nous souvenir du futur, celui de l'humanité toute entière !

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