samedi 30 juillet 2011

Un monde terrestre insolite : de l'illusion à la prise de conscience nécessaire et fulgurante !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Beaucoup d'entre nous avons l'impression étrange de vivre sur une autre planète.
Et pourtant, il s'agit toujours de la Terre, notre Terre.
Ici tout est inversé, qu'il s'agisse des soit-disants "valeurs" (en fait ramenées à une seule, la loi préhistorique de la force) ou de la logique de base (remplacée par des contournements tortueux et si ridicules).
Avec des économies internationales qui ont pour nouveau fondement le labyrinthe, "façon" cathédrale de Chartres, l'avenir du plus grand nombre n'est pas gagné, ni d'ailleurs celui de ses protagonistes !
L'involution humaine est d'ailleurs souvent bien plus facile à démontrer que sa pseudo-évolution, qui demeure tout ce qu'il y a de plus théorique.

Le capitalisme, simple transcription monétaire de l'antique loi du plus fort, et son avatar politique, le néo-libéralisme, vivent un long et douloureux épilogue. Beaucoup cherchent à le masquer, à travers une histoire qui veut paraître sans fin.
Leurs soubresauts font songer à un corps fiévreux que nul remède ne parvient vraiment à apaiser.
Et à la vérité, leur destin s'apparente de plus en plus à celui d'une feuille morte, alors que nous ne sommes même pas encore en automne. Mais il est vrai que cet été 2011 en a presque la semblance, avec ses températures anormalement basses et son temps si peu ensoleillé pour la saison.
On pourrait en conclure que tout va mal, sur une planète Terre inévitablement vouée à la perdition. Or rien n'est moins sûr, même s'il est difficile de croire que pourrait se préparer en silence un univers de sublime.
Car les événements peuvent surprendre par l'ampleur de leur disparition soudaine.

C'est un peu comme si un dieu facétieux jouait avec les hommes et les femmes, pour les amener à une prise de conscience salutaire, et les rendre ce qu'ils devraient être par nature : plus humains et plus généreux entre eux, tout simplement.
En cette époque obsédée par l'Apocalypse, qu'elle soit financière - et puisse survenir à tout moment - ou autre, on assiste à d'étranges et subites conversions.
Si Jésus était déjà revenu parmi nous, il pourrait être satisfait de compter sur le soutien et la foi de gens qui sont de plus en plus souvent d'autres religions que la religion chrétienne.
Même les Bouddhistes se mettent à croire en lui, en se concentrant sur un phénomène pourtant jugé jusque là comme marginal, la Résurrection. Et ce n'est pas rien, car le bouddhisme est à la base essentiellement athée ! Il leur semble que la roue de la réincarnation vient soudainement de se voiler. Mikkyô (autre nom de Maîtreya, le bouddha du futur) serait-il déjà passé par là ?
Pour les Mexicains, successeurs des Mayas, il s'agirait plutôt de Quetzalcoatl - le serpent à plumes.

C'est que ceux ou celles qui jugent beaucoup trop hâtivement, selon l'unique critère préhistorique de la loi du plus fort (souvent la plus bête également), ont peur à leur tour d'êtres jugés. Et on comprend leur intime et légitime frayeur vis-à-vis des forces qui sont supérieures à l'être humain ! Elle est sans doute plus raisonnable et fondée que leur opinion générale sur autrui, mêlée d'envie, de crainte égoïste de n'être plus numéro un (de quoi en fait ?), et de concurrence souvent stupide et vouée à l'échec. Pour une fois, ces personnes seraient enfin dans le vrai, mais ce serait malgré elles si l'on peut dire.
On ne nous dissimule rien nous répète-t-on sans cesse, simplement on ne nous communique pas grand chose. Et souvent, ce simple quelque chose est incomplet ou parfaitement erroné. C'est ainsi qu'une majorité de gens passent leur vie sur Terre, plus ou moins bien, avec la certitude intime que l'on se moque d'eux. Et très franchement, ils ont raison.
Mais les plus jolis pantins ou les plus belles marionnettes ne sont pas toujours ceux qu'on croit !
Et puis, même Pinocchio, créé par Geppetto dans le conte du journaliste toscan Carlo Collodi (1826-1890), a fini par devenir un vrai petit garçon et cessé d'être "un burattino" (un pantin, en italien).


C'est un peu comme à propos du sujet tabou des "surveillants du jardin terrestre". Ils passeraient leur temps à s'épier mutuellement dans ces vaisseaux que nous appelons OVNI (UFO en anglais, et NLO en russe), et nous ne nous en serions même pas encore rendu compte. La raison en est qu'il nous est difficile d'imaginer leur pluralité, source de buts différents quant à cette immense "couveuse" que serait ainsi l'Etoile Bleue (la Terre). Certes, ils s'intéresseraient un peu aux lents progrès de ceux qui se nomment humains, et hiérarchisent tout, sauf eux...vis-à-vis du reste du cosmos censé être exempt de toute vie plus intelligente que la leur. Mais généralement, ça s'arrêterait là.
Les hommes n'ont clairement pas prêté attention au trait de génie fort lucide d'Immanuel Kant (1724-1804), qui définit une sorte de contre-principe de la raison insuffisante, dans "Critique de la raison pure". Ils s'acharnent avec leurs cerveaux les plus mathématiques - trop sans doute - à démontrer par toutes les contorsions dont la pensée humaine est capable, qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient ! Et toute la galaxie pourrait bien en rire sous cape, tellement ce serait là grande et naïve sottise !

De plus, ils passent souvent leur temps à encourager et à récompenser la plus extrême bêtise, en écartant volontiers les plus géniaux d'entre eux qu'ils aiment à ridiculiser...en se ridiculisant eux-mêmes.
Ils sont en train de s'appauvrir à une telle vitesse, que même la nation la plus riche de la planète, les USA ne paraît plus avoir les moyens de continuer la conquête spatiale. "La Nouvelle Frontière" de John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) semble ainsi tristement devenue "une vieille lune". Les USA viennent d'ailleurs de mettre un terme au programme de la navette spatiale avec le dernier voyage d'Atlantis rendu possible grâce à une coopération russo-américaine pour supporter les coûts. L'idée de relancer le programme spatial d'ici 2015, paraît sans doute un peu trop ambitieuse, dans un contexte périlleux de plafond de la dette US - même s'il y a un accord in extremis très probable comme le 8 avril dernier.
Dès la mi-avril 2011, la NASA avait déjà dû mettre fin au programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), de recherche d'intelligence extra-terrestre, avec sa principale station d'écoute californienne. Les voyages sur Terre seraient donc plus tranquilles que jamais pour des touristes extérieurs.
Parfois, il arrive aux hommes de penser, à l'instar des enfants, que les OVNI jouent avec eux, et curieusement ce pourrait bien être vrai : "tiens, regardez-nous les zozos attardés, et après dites que nous n'existons pas ! Ah, ah, ah !"
Egalement, ils ne songent guère que d'autres êtres intelligents plus évolués puissent désirer se garder d'un contact rapproché avec des êtres particulièrement destructeurs, pouvant les contaminer avec leurs rejets oxydés - eux qui se cachent souvent sans vergogne derrière les déclarations d'ouverture généreuse les plus hypocrites.

Prenons l'exemple qui semble "connu" de Vénus, la soeur de la Terre dans notre système solaire.
Son rôle de "planète-relais" pourtant signalé par les anciens écrits sumériens, et même de "planète-origine" dans une acception plus maya, sont constamment négligés. Ce n'est pas pour rien si l'abeille pour la vie animée, ou des végétaux comme le tabac, le maïs, la tomate, ou encore le cacaoyer, voire la pomme de terre entre autres, étaient considérés dans l'Amérique pré-colombienne comme d'une provenance vénusienne civilisatrice, tout comme Orejona (la déesse aux grandes oreilles), ou Quetzalcoatl, le dieu suprême. Nous pouvons bien sûr écarter tout ce qui dérange notre pseudo-suprématie terrestre, au risque de ne rien comprendre.
Mais que nous le voulions ou non, l'impact de l'Etoile Rouge (Vénus) sur l'Etoile Bleue (la Terre) est tout ce qu'il y a de plus immédiat : la grande fraîcheur de notre été (13°C en matinée à Paris, par exemple, ce qui est fort bas), s'explique directement par l'impact du grand S de Vénus - son tourbillon polaire austral. Sinon, pourquoi la NASA utiliserait-elle le peu de budget qui lui reste alloué pour étudier plus en détail ce curieux phénomène climatique extra-terrestre, en ce moment-même ?

Nous avions déjà attiré l'attention sur ce point dans un précédent article du 13 avril 2011, intitulé "Entre la Subduction de l'Europe, le S de Vénus, et l'accident nucléaire de Fukushima : 2012 se précise déjà !"
Pour étudier sérieusement Vénus, il faut relativiser les "données-écran" que l'on nous sert à l'envi : une température moyenne de 462°C (mais elle n'est pas partout identique), pas d'atmosphère respirable ou transformable alors qu'il y a forcément du dioxygène (O2) du fait de la présence de 95% de gaz carbonique (CO2), ou encore un relief accidenté et assez uniforme de couleur orangée faisant songer à l'Australie. Or sur ce dernier point, il faut savoir que la coloration orangée est renforcée par la couleur du filtre terrestre orange servant à déterminer la présence de métaux intéressants pour nous, comme le cuivre. Pour certains, cette planète offrirait des conditions plus optimales que Mars à une exploration humaine, sous réserve de sa chaleur, avec une accélération de la pesanteur à peine inférieure de 10% par rapport à la Terre, et surtout du fait de son atmosphère nuageuse très dense.
Cette connaissance sans tabou de la petite soeur de la Terre, qui tourne en sens inverse - ce qui s'avère très important pour comprendre leur interconnexion cosmique - nous aiderait à mieux percevoir le vrai destin de la Terre... du moins pour ceux ou celles que cela intéresse !

A la grande époque des sondes russes Vénéra envoyées sur Vénus (à partir de 1961), l'astronome Thomas de Galiana, laissait filtrer des allusions aux formes de vie possibles (cf. "A la conquête de l'espace", Encyclopédie Larousse de poche, 1967). C''est qu'on pensait à l'époque qu'il y avait des "hommes-plantes", ou des "animaux-plantes" - à cause du gaz carbonique et de la photosynthèse - comme sur l'hypothétique Xilef, satellite de la planète Atilegna, qu'il mentionne.
Il faut dire que la distinction terrestre faite entre règne animal et règne végétal provient de l'époque d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.), qui fut directement à l'origine des premières études scientifiques occidentales sur ce point.
C'est qu'Alexandre avait été fortement intrigué par Aristote (384-322 av. J.-C.), et également guidé par son insatiable curiosité : durant son long périple à travers l'Orient, il fut à son initiative accompagné par des naturalistes, qui dressèrent un tableau le plus exhaustif et le plus précis possible des espèces rencontrées. Et ces résultats influencèrent ensuite le grec Théophraste de Lesbos (vers 372 - vers 288 av. J.-C.), qui fut également le premier météorologiste, dans son traité intitulé "Recherches sur les plantes", et dont certaines observations pourraient encore nous surprendre.

Mais l'astronome De Galiana attirait déjà l'attention des lecteurs sur les données américaines de Mariner II (1962), qui "douchaient" les espoirs terrestres d'une autre vie sur Vénus. Signalons que c'est Carl Sagan lui-même (1934 - 1996), plus tard devenu le "père" paradoxal du programme SETI, qui conçut le radiomètre infrarouge de cette sonde. Il croyait davantage aux Martiens, peut-être influencé par les données classifiées de l'université anglaise de Cambridge (avec sa distinction encore très confidentielle des "Olivâtres" agressifs des montagnes, et des "Orangés" assez paisibles, et de plus petite taille des plaines de Mars), d'où son audacieux message audio de 2007 pour la dernière mission martienne Phoenix (4 août 2007- mai 2008).
Or, depuis l'époque du premier pas de l'homme sur la Lune (20 juillet 1969), il a été décidé que la vie n'était plus possible sur notre Satellite ni sur Vénus, autre planète "morte".

Cependant, plane toujours le grand mystère de la zone australe de Vénus avec des sites d'importance comme Nsomeka Planitia, Helen Planitia, Aino Planitia ou Lavinia Planitia, et surtout le fameux tourbillon en S déjà évoqué. Il faut rappeler à cet égard, que la plupart des noms de lieux sur Vénus sont russes, du fait du programme Vénéra qui ne prit fin qu'en 1983, avec Vénéra 15 et 16, de même qu'un grand nombre de photos. Celle prise par Vénéra 14 (5 mars 1982), où les spécialistes américains, nous disent de ne pas faire attention à la silhouette sombre sur la gauche (façon homme ou animal-plante) qui n'est qu'un reflet de l'engin spatial russe, reste une curiosité de cette planète azotée ! Ajoutons que Vénéra 14 a découvert des roches basaltiques de même type que celles qu'on trouve sur terre dans les fonds sous-marins.
Quant à la Lune, c'est l'URSS qui le 12 septembre 1959 parvint la première à y envoyer une sphère de la forme d'un ballon de football d'un poids de 390 kg : elle s'est posée avec succès à 800 km du centre de sa surface visible (mission Lunik II). Et le mois suivant, l'URSS à nouveau, photographiait sans difficulté sa face invisible, avec Lunik III. L'autre nom d'origine des ces missions, initiées par Lunik I était "Michta", le rêve.



Un peu de modestie et de rêve ne feraient pas de mal à l'être humain.
L'Occident peut tout à fait continuer à exercer son rayonnement sur Terre ou ailleurs, mais c'est à ce prix, pas si exagéré somme toute. Et il lui faut apprendre à partager avec l'autre hémisphère, qu'on le considère dans une orientation Est-Ouest, ou Nord-Sud.

Le poids des préjugés, et des choses mal-jugées sur Terre est tout à fait exorbitant. L'ère nouvelle qui s'annonce déjà nolens volens, peut être l'occasion d'un meilleur comportement utile à tous, et surtout plus harmonieux. Mais il n'est absolument pas question que l'on gomme les individus, sous peine d'un retour de gomme justement.

L'humanité doit porter son vrai nom et cesser de se cacher derrière des faux-semblants. C'est déjà la grande leçon de 2011, avant celle plus précise et plus déroutante à venir de 2012.
Car le futur a désormais commencé, et nul homme ou femme ne pourra s'en abstraire par des pieds de nez irrévérencieux à l'Intelligence Suprême, que d'aucuns appellent la Source ou de façon plus traditionnelle, Dieu !

samedi 16 juillet 2011

"Planet Agency" : l'agence du nouveau monde post-capitaliste qui s'annonce !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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"Planet Agency" recrute "talents en herbe", tel pourrait être le thème de campagne publicitaire d'une agence d'un nouveau type dans le monde post-capitaliste qui cherche à poindre.
Vous cherchez la perle rare ou l'élément le plus prometteur, nous l'avons !
Vous pensiez que ce que vos attentes ne pourraient jamais être comblées ? Eh bien, vous aviez tort !
Tout existe sur cette Terre, simplement vous ne le saviez pas.
Ce sont là les slogans que pourrait utiliser "Planet Agency", agence de recrutement et de placement qui serait basée sur Paris. Elle pourrait s'étendre dans le futur à Athènes en Grèce, antique thalassocratie dont beaucoup cherchent trop à s'approprier l'appareil économique à moindre coût - à la faveur de la crise grecque de la dette.

A force de vouloir créer un monde uniquement utilitaire, sans sympathie manifeste, et dépourvu de toute créativité véritable, on ne fait qu'appauvrir la ressource humaine.
Au moment où la pauvreté s'étend dans les pays naguère riches, en provoquant une patente inversion avec les pays qualifiés d'émergents, elle touche également de plein fouet sa gestion des ressources humaines. C'est que souvent dans ce domaine, l'inconséquence observable en matière de finance globale, se manifeste automatiquement par effet de projection. Tout est clairement en cinglant déclin à l'orée du monde post-capitaliste qui s'annonce.
A force de vouloir manipuler aveuglément les gens comme des pantins, ces responsables - qui d'ailleurs déclinent systématiquement toute responsabilité de cette grave crise jamais évoquée -, ne sont que des marionnettes de quelque chose qui les dépasse eux-mêmes ou elles-mêmes : le grand Néant.

Ces "Pinocchios" (ou "Pinocchias"), c'est selon, nous abreuvent de mots trompeurs vides de sens en ressassant des poncifs éculés comme des disques rayés. Ces personnes vénèrent par trop les querelles inutiles et sans réel objet qui mènent à des impasses. Là la plus médiocre mesquinerie a tendance à poindre trop fréquemment, alors qu'elle ne mérite que mépris et gémonies. Souvent, elles ont même le culot de chercher à créer une réalité virtuelle, en mésusant d'un mode assertif inscrit dans la durée, ce qui est une perversion de l'esprit. Et de plus, elles ne savent même plus quel est le vrai cap, en se perdant dans les méandres de leurs pensées tortueuses. En réalité, c'est l'usage fait de leur propre pouvoir, ainsi que leur pertinence sur Terre, qui doivent être remis en question. Beaucoup sont à la veille d'en prendre conscience. Ne serait-ce que parce que ces ces personnes peuvent s'avérer être de terribles fossoyeuses pour les grandes nations, avec leur verbiage dogmatique peu réfléchi.

Le moindre de leurs échecs, souvent ardemment désiré par le plus grand nombre en réalité, signifie que tout va aller soudainement mieux. Chacun ou chacune peut enfin travailler dans de meilleures conditions, plus humaines et plus efficaces, mais surtout moins harassantes. Le bon sens retrouve alors tous ses droits, ce qui est bien meilleur pour tout le monde.
Ce profond ressenti qui va finir par s'exprimer brutalement en un véritable tsunami, est dû à une absence très fréquente de charisme chez ces personnes : ne sont-elles pas les fatigantes spécialistes de l'embrouillamini à la florentine, du double langage, et surtout du double standard en ce monde fini de devoirs réciproques beaucoup trop inégaux ?
On les reconnaît souvent d'ailleurs à leur pensée "fascisante", puisqu'en petits cercles elles adorent prôner l'inégalité irrémédiable et soit-disant bienfaisante des hommes. A ce titre, elles oublient trop facilement (peut-être parce qu'elles l'ignorent), que Benito Amilcare Mussolini (1883-1945), connût une fin affreuse le 28 avril 1945 avec la femme qui l'accompagnait, Clara Petacci, à Giulino di Mezzegra près de Dongo (Italie). Tous deux furent les victimes expiatoires du monde sans véritable droit que son imprudente et fausse théorie fasciste avait créé.




Un nouveau monde post-capitaliste, débarrassé des scories managériales, et donc plus juste, moins égoïste, et en réalité nettement plus efficace, cherche clairement à s'installer sur Terre.
Et il a de puissants ressorts antiques à ne pas prendre dans l'oeil.
Au moment de conclure, les Grecs anciens invoquaient normalement un dieu, comme Zeus (le souverain des dieux), maître de la foudre et des éclairs, ou une déesse comme Aphrodite, sa fille, jalouse et imprévisible divinité de l'amour et de la beauté (voire du mariage) pour les femmes qui ne l'honoraient pas. Et ils terminaient ensuite en disant les mots les plus puissants des Mystères : "Konx Ompax !"
Souvent, on considère que le sens de cette formule fort hermétique tirée des Mystères d'Eleusis, dont très peu a jamais filtré, a été complètement oublié et se trouve perdu pour toujours.
Mais en réalité c'est plutôt inexact, car même si son origine égyptienne ou syriaque reste discutée, une traduction simple peut être envisagée désormais. Il est vrai que pour cela il faut restituer l'idée recherchée à cette époque lointaine.
Donc, "gloire à l'enveloppante et pénétrante lumière du Soleil sur la Terre !"

dimanche 10 juillet 2011

Enveloppes humaines et fausses destinées : variations inédites sur un thème à la mode, la réincarnation !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Mathématiquement, la réincarnation (renaissance dans l'enveloppe d'un corps humain qui peut être de sexe différent, ou plus rarement en un animal voire une plante) ne paraît pas possible. En effet, compte tenu de l'expansion de la population terrestre qui approche désormais les sept milliards d'individus, se pose immédiatement un problème de logique. De fait, rapportée à la population terrestre de 1900 par exemple, comme période de référence, cela obligerait arithmétiquement en 2011 chaque âme défunte à se scinder pour se partager entre six à sept nouveaux corps à investir simultanément.
Sauf à admettre que lesdites âmes puissent également venir d'ailleurs que de la Terre pour compenser leur déficit en nombre disponible à un instant t, il y a là quelque chose qui ne va pas. C'est on ne peut plus clair !

Pourtant, cette théorie connaît une vogue spectaculaire, en Occident singulièrement, tandis qu'elle est un peu en perte de vitesse dans son aire géographique traditionnelle au contraire.
Il faut dire qu'elle sous-tend une organisation particulièrement rigide de la société, avec l'idée de "castes" qui lui est associée.
Elle est à la mode en Occident, et même très encouragée, parce qu'elle permet de rompre avec l'égalitarisme ambiant, qui déplaît à nos "élites", avides de justification et d'une nouvelle légitimité pour leur pouvoir contesté. En ce sens, le Christianisme est jugé beaucoup trop ouvert à tous, lui qui prône au contraire la résurrection (retour à la vie des personnes défuntes avec leur ancien corps et sous leur ancienne apparence lors de la parousie, "seconde venue" généralement assez peu espérée du Christ).

De plus, le fait d'être puni(e) sans raisons apparentes, comme dans le Bouddhisme, ainsi d'ailleurs que dans l'Hindouisme, avec le fameux karma "supposé" mais invérifiable des vies passées, autorise toutes les dérives et justifie l'égoïsme de groupe le plus marqué. La dérive occidentale écarte d'ailleurs très rapidement l'idée de compassion, pourtant présente dans la théorie de Bouddha, comme superfétatoire. Les forts restent forts, et les faibles demeurent faibles, même si dans la réalité les choses ont souvent tendance à s'inverser subitement ou fortuitement, pour d'obscures ou imprévisibles raisons.
On aboutit ainsi à créer littéralement de fausses destinées pour des millions et des millions d'êtres humains qui y croient de plus en plus en Occident, et partant pour les nations qu'ils composent. Il y a là quelque chose de pernicieux et de sournois qui n'a jusqu'à maintenant jamais été mis en exergue.

En France singulièrement, où une tendance synarchique est extrêmement développée de façon sous-jacente, on accepte assez facilement un discours bouddhiste que rien ne vient normalement contredire.
De pays des droits de l'homme, notre pays glisse ainsi inéluctablement vers une nation "superbement" inégalitaire, tout en faisant semblant d'être restée sur l'ancien discours. Et généralement, cela s'accompagne d'une arrogance et d'une suffisance de ces soit-disants "élites" assoiffées de puissance et d'argent, qui cherchent à éradiquer silencieusement la culture et la pensée chrétienne.
Cette "synarchie d'empire" qui est à l"origine même de la mondialisation (à partir de 1930 en fait), subie par l'ensemble de la planète, n'a paradoxalement pas grand chose à voir avec la synarchie prônée par le français Saint Yves d'Alveydre (1842 - 1909). Car lui séparait clairement les notions de pouvoir et d'autorité pour éviter les abus, dans son modèle d'organisation ; et tout cela visait au final à éviter désormais toute possibilité de guerre fratricide en Europe, entre la France et l'Allemagne notablement.
C'est là un risque qui revient occasionnellement à la surface à l'occasion de graves crises financières, et de divergences de fond amenant une aigreur trop mal digérée.

Paradoxalement et assez injustement, le monde entier est d'ailleurs persuadé que le mal que représente la mondialisation incontrôlée, est d'origine américaine. Cela tient à une tendance impérialiste qui masque d'autres phénomènes à l'oeuvre pourtant bien plus puissants.
Les USA eux-mêmes ont été infiltrés par ce courant de pensée très souterrain, qui les menace bien plus que le problème pourtant sérieux de leur extraordinaire endettement. Simplement, ils ne s'en sont toujours pas rendus compte. D'ailleurs les deux phénomènes sont en train de coïncider jusqu'au paroxysme, avec l'épée de Damoclès du 2 août 2011.
Habitués à méconnaître les autres nations, à l'exception notable du Royaume-Uni, les USA ont tendance à trop sous-estimer le vrai pouvoir de ces dernières. C'est pour cette raison, qu'ils ne comprennent pas ce qui leur arrive, et semblent complètement perdus lorsqu'il leur faut résoudre leurs lancinants problèmes. Pourtant, la solution est à leur portée dans toute sa simplicité, en dépassant les destructrices oppositions partisanes entre Démocrates et Républicains (y compris le Tea Party). Et c'est de maintenant qu'il s'agit, car le monde a encore besoin d'eux, de préférence sans tsunami financier estival ! A cet égard et à la différence de la France, ils ont la grande chance de n'avoir aucune "règle d'or" à venir des finances publiques - véritable "règle de plomb" issue d'une mauvaise alchimie financière de ceux qui ne comprennent pas que stopper les flux, c'est assurément mourir sur place en économie : cela peut in fine leur éviter de justesse une faillite et une ruine autrement inévitables, à la condition sine qua non de trouver un accord de compromis sur le relèvement de leur dette.






Les phénomènes de croyances sont d'une formidable puissance au niveau de la planète toute entière. Et les minimiser en les rangeant trop facilement dans l'accessoire ou la superstition, est une erreur qui peut s'avérer lourde, et même très lourde de conséquences. Là sera le vrai karma !

Mais ce karma (traduction de la loi d'action/réaction), ne viendra nullement d'une vie antérieure impossible à démontrer, tout simplement parce qu'elle n'a peut-être jamais eu d'existence réelle.

Le Christianisme n'est absolument pas mort, et d'ailleurs il va le démontrer très clairement en 2012, même si en vérité de l'inédit et sans doute du jamais vu se préparent pour répondre à la plus impérieuse des nécessités, tant humaine que divine !

dimanche 3 juillet 2011

Le cadeau oublié de Didon II : et l'Italie se mit en quête de l'or de Carthage !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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L'or de Carthage hante les Romains depuis la destruction de la cité par Scipion l'Emilien (185-129 av. J.-C.), sur l'ordre du sénat romain (146 av. J.-C.). On dit que ce vaillant général pleura devant ce saccage qu'on lui avait ordonné d'accomplir, et refusa de prendre sa part du pillage de la ville pour sauvegarder son honneur.
Il ne s'agit pas de l'or des statues que les Romains firent fondre en lingots pour les ramener au temple de Saturne à Rome.
Non, cet or, c'est l'or de Didon, la reine de Carthage qui avait fui Tyr pour échapper à son frère le roi Pygmalion, dont la convoitise avait entraîné la mort de son mari Acerbas.
Deux siècles après la destruction de Carthage sur laquelle on avait jeté du sel pour que rien ne repousse, c'est le grand Jules César lui-même (100 - 44 av. J.-C.), qui avait ordonné la reconstruction de la ville. Et l'actuelle Tunis est donc fille de la volonté de César.
Avec la renaissance du quartier opulent de Mégara, c'est la légende de l'or de Didon qui se répandit telle une traînée de poudre.

A l'époque de Néron (37-68), un carthaginois du nom de Bassus, persuadé de l'existence d'un souterrain sous l'ancienne ville en ruines, arriva même à convaincre cet empereur de financer une expédition de recherches. Il ne trouva rien, malheureusement pour lui, en dépit de ses coûteuses recherches, et cela causa sa mort après la violente colère qui s'empara de Néron.
Pour mémoire, Néron (né Julius Domitius Aenobarbus), qui régna pendant environ quatorze ans, fut le dernier empereur de la dynastie julio-claudienne.
Comme la Rome de Néron avait un moment envisagé que l'or de Carthage puisse apporter une solution à ses difficultés financières, de même l'Italie d'aujourd'hui apparaît à certains économistes sous les traits d'une "Nouvelle Grèce" avec son faramineux endettement (à hauteur de 120% de son PIB).

C'est que depuis la crise financière du 15 septembre 2008, l'or a retrouvé plus que jamais son rôle traditionnel de valeur refuge. Personne n'aime être balloté par la valse du dollar et de l'euro. D'un peu plus de 1000 dollars l'once juste avant cette crise, il est passé ce jour à 1502 dollars. Sa croissance constante depuis le 15 août 1971 (fin de la garantie or du dollar décidée par Richard Nixon - 1913-1994), est spectaculaire, et il pourrait bientôt dépasser 43 fois le prix de cette période de référence. L'Italie possède ainsi le 4ème rang mondial pour ses réserves d'or.
Mario Draghi, le nouveau gouverneur de la BCE (Banque Centrale Européenne), qui remplacera Jean-Claude Trichet en novembre 2011, va devoir trouver des solutions créatives et originales au problème de l'endettement de la zone Euro, et singulièrement à celui de son pays, l'Italie.
Peut-être initiera-t-il enfin le processus intégral d'intervention du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) mis en place à la fin-juillet 2010, en "européanisant" la dette de l'Etat européen qui en aura besoin ?
A condition de le faire tant que c'est encore possible, cela pourrait permettre de la diluer sur une plus longue durée dans le temps, grâce à un nouveau taux d'intérêt plus abordable dans ce circuit protégé.





Aujourd'hui, le rocher de Sidi-Bou-Saïd au nord de Tunis attend toujours le découvreur qui mettra au jour le trésor de Didon. Mais on dit que les djinns le protègent en éloignant les intrus de l'entrée du souterrain mystérieux, et qu'ils égarent malencontreusement les plus imprudents.

Comme dans l'Antiquité, les Humains et les Humaines aiment bien titiller Dieu et toucher sans hésiter à son ordonnancement de l'univers : il est normal qu'en retour il les titille également et modifie à sa guise leur propre ordonnancement aux abords de 2012. Mais il est vrai que dans son cas, le moindre frémissement peut prendre le tour d'un formidable ouragan !

La grande leçon des terribles guerres puniques dont nous avons parlé dans notre première partie du 26 juin dernier consacrée à ce sujet, c'est que seul Dieu, ou vu à la façon antique, les Dieux, sont toujours les grands vainqueurs de l'extrême fragilité des destinées humaines !