dimanche 10 juillet 2011

Enveloppes humaines et fausses destinées : variations inédites sur un thème à la mode, la réincarnation !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Mathématiquement, la réincarnation (renaissance dans l'enveloppe d'un corps humain qui peut être de sexe différent, ou plus rarement en un animal voire une plante) ne paraît pas possible. En effet, compte tenu de l'expansion de la population terrestre qui approche désormais les sept milliards d'individus, se pose immédiatement un problème de logique. De fait, rapportée à la population terrestre de 1900 par exemple, comme période de référence, cela obligerait arithmétiquement en 2011 chaque âme défunte à se scinder pour se partager entre six à sept nouveaux corps à investir simultanément.
Sauf à admettre que lesdites âmes puissent également venir d'ailleurs que de la Terre pour compenser leur déficit en nombre disponible à un instant t, il y a là quelque chose qui ne va pas. C'est on ne peut plus clair !

Pourtant, cette théorie connaît une vogue spectaculaire, en Occident singulièrement, tandis qu'elle est un peu en perte de vitesse dans son aire géographique traditionnelle au contraire.
Il faut dire qu'elle sous-tend une organisation particulièrement rigide de la société, avec l'idée de "castes" qui lui est associée.
Elle est à la mode en Occident, et même très encouragée, parce qu'elle permet de rompre avec l'égalitarisme ambiant, qui déplaît à nos "élites", avides de justification et d'une nouvelle légitimité pour leur pouvoir contesté. En ce sens, le Christianisme est jugé beaucoup trop ouvert à tous, lui qui prône au contraire la résurrection (retour à la vie des personnes défuntes avec leur ancien corps et sous leur ancienne apparence lors de la parousie, "seconde venue" généralement assez peu espérée du Christ).

De plus, le fait d'être puni(e) sans raisons apparentes, comme dans le Bouddhisme, ainsi d'ailleurs que dans l'Hindouisme, avec le fameux karma "supposé" mais invérifiable des vies passées, autorise toutes les dérives et justifie l'égoïsme de groupe le plus marqué. La dérive occidentale écarte d'ailleurs très rapidement l'idée de compassion, pourtant présente dans la théorie de Bouddha, comme superfétatoire. Les forts restent forts, et les faibles demeurent faibles, même si dans la réalité les choses ont souvent tendance à s'inverser subitement ou fortuitement, pour d'obscures ou imprévisibles raisons.
On aboutit ainsi à créer littéralement de fausses destinées pour des millions et des millions d'êtres humains qui y croient de plus en plus en Occident, et partant pour les nations qu'ils composent. Il y a là quelque chose de pernicieux et de sournois qui n'a jusqu'à maintenant jamais été mis en exergue.

En France singulièrement, où une tendance synarchique est extrêmement développée de façon sous-jacente, on accepte assez facilement un discours bouddhiste que rien ne vient normalement contredire.
De pays des droits de l'homme, notre pays glisse ainsi inéluctablement vers une nation "superbement" inégalitaire, tout en faisant semblant d'être restée sur l'ancien discours. Et généralement, cela s'accompagne d'une arrogance et d'une suffisance de ces soit-disants "élites" assoiffées de puissance et d'argent, qui cherchent à éradiquer silencieusement la culture et la pensée chrétienne.
Cette "synarchie d'empire" qui est à l"origine même de la mondialisation (à partir de 1930 en fait), subie par l'ensemble de la planète, n'a paradoxalement pas grand chose à voir avec la synarchie prônée par le français Saint Yves d'Alveydre (1842 - 1909). Car lui séparait clairement les notions de pouvoir et d'autorité pour éviter les abus, dans son modèle d'organisation ; et tout cela visait au final à éviter désormais toute possibilité de guerre fratricide en Europe, entre la France et l'Allemagne notablement.
C'est là un risque qui revient occasionnellement à la surface à l'occasion de graves crises financières, et de divergences de fond amenant une aigreur trop mal digérée.

Paradoxalement et assez injustement, le monde entier est d'ailleurs persuadé que le mal que représente la mondialisation incontrôlée, est d'origine américaine. Cela tient à une tendance impérialiste qui masque d'autres phénomènes à l'oeuvre pourtant bien plus puissants.
Les USA eux-mêmes ont été infiltrés par ce courant de pensée très souterrain, qui les menace bien plus que le problème pourtant sérieux de leur extraordinaire endettement. Simplement, ils ne s'en sont toujours pas rendus compte. D'ailleurs les deux phénomènes sont en train de coïncider jusqu'au paroxysme, avec l'épée de Damoclès du 2 août 2011.
Habitués à méconnaître les autres nations, à l'exception notable du Royaume-Uni, les USA ont tendance à trop sous-estimer le vrai pouvoir de ces dernières. C'est pour cette raison, qu'ils ne comprennent pas ce qui leur arrive, et semblent complètement perdus lorsqu'il leur faut résoudre leurs lancinants problèmes. Pourtant, la solution est à leur portée dans toute sa simplicité, en dépassant les destructrices oppositions partisanes entre Démocrates et Républicains (y compris le Tea Party). Et c'est de maintenant qu'il s'agit, car le monde a encore besoin d'eux, de préférence sans tsunami financier estival ! A cet égard et à la différence de la France, ils ont la grande chance de n'avoir aucune "règle d'or" à venir des finances publiques - véritable "règle de plomb" issue d'une mauvaise alchimie financière de ceux qui ne comprennent pas que stopper les flux, c'est assurément mourir sur place en économie : cela peut in fine leur éviter de justesse une faillite et une ruine autrement inévitables, à la condition sine qua non de trouver un accord de compromis sur le relèvement de leur dette.






Les phénomènes de croyances sont d'une formidable puissance au niveau de la planète toute entière. Et les minimiser en les rangeant trop facilement dans l'accessoire ou la superstition, est une erreur qui peut s'avérer lourde, et même très lourde de conséquences. Là sera le vrai karma !

Mais ce karma (traduction de la loi d'action/réaction), ne viendra nullement d'une vie antérieure impossible à démontrer, tout simplement parce qu'elle n'a peut-être jamais eu d'existence réelle.

Le Christianisme n'est absolument pas mort, et d'ailleurs il va le démontrer très clairement en 2012, même si en vérité de l'inédit et sans doute du jamais vu se préparent pour répondre à la plus impérieuse des nécessités, tant humaine que divine !

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