samedi 30 juillet 2011

Un monde terrestre insolite : de l'illusion à la prise de conscience nécessaire et fulgurante !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Beaucoup d'entre nous avons l'impression étrange de vivre sur une autre planète.
Et pourtant, il s'agit toujours de la Terre, notre Terre.
Ici tout est inversé, qu'il s'agisse des soit-disants "valeurs" (en fait ramenées à une seule, la loi préhistorique de la force) ou de la logique de base (remplacée par des contournements tortueux et si ridicules).
Avec des économies internationales qui ont pour nouveau fondement le labyrinthe, "façon" cathédrale de Chartres, l'avenir du plus grand nombre n'est pas gagné, ni d'ailleurs celui de ses protagonistes !
L'involution humaine est d'ailleurs souvent bien plus facile à démontrer que sa pseudo-évolution, qui demeure tout ce qu'il y a de plus théorique.

Le capitalisme, simple transcription monétaire de l'antique loi du plus fort, et son avatar politique, le néo-libéralisme, vivent un long et douloureux épilogue. Beaucoup cherchent à le masquer, à travers une histoire qui veut paraître sans fin.
Leurs soubresauts font songer à un corps fiévreux que nul remède ne parvient vraiment à apaiser.
Et à la vérité, leur destin s'apparente de plus en plus à celui d'une feuille morte, alors que nous ne sommes même pas encore en automne. Mais il est vrai que cet été 2011 en a presque la semblance, avec ses températures anormalement basses et son temps si peu ensoleillé pour la saison.
On pourrait en conclure que tout va mal, sur une planète Terre inévitablement vouée à la perdition. Or rien n'est moins sûr, même s'il est difficile de croire que pourrait se préparer en silence un univers de sublime.
Car les événements peuvent surprendre par l'ampleur de leur disparition soudaine.

C'est un peu comme si un dieu facétieux jouait avec les hommes et les femmes, pour les amener à une prise de conscience salutaire, et les rendre ce qu'ils devraient être par nature : plus humains et plus généreux entre eux, tout simplement.
En cette époque obsédée par l'Apocalypse, qu'elle soit financière - et puisse survenir à tout moment - ou autre, on assiste à d'étranges et subites conversions.
Si Jésus était déjà revenu parmi nous, il pourrait être satisfait de compter sur le soutien et la foi de gens qui sont de plus en plus souvent d'autres religions que la religion chrétienne.
Même les Bouddhistes se mettent à croire en lui, en se concentrant sur un phénomène pourtant jugé jusque là comme marginal, la Résurrection. Et ce n'est pas rien, car le bouddhisme est à la base essentiellement athée ! Il leur semble que la roue de la réincarnation vient soudainement de se voiler. Mikkyô (autre nom de Maîtreya, le bouddha du futur) serait-il déjà passé par là ?
Pour les Mexicains, successeurs des Mayas, il s'agirait plutôt de Quetzalcoatl - le serpent à plumes.

C'est que ceux ou celles qui jugent beaucoup trop hâtivement, selon l'unique critère préhistorique de la loi du plus fort (souvent la plus bête également), ont peur à leur tour d'êtres jugés. Et on comprend leur intime et légitime frayeur vis-à-vis des forces qui sont supérieures à l'être humain ! Elle est sans doute plus raisonnable et fondée que leur opinion générale sur autrui, mêlée d'envie, de crainte égoïste de n'être plus numéro un (de quoi en fait ?), et de concurrence souvent stupide et vouée à l'échec. Pour une fois, ces personnes seraient enfin dans le vrai, mais ce serait malgré elles si l'on peut dire.
On ne nous dissimule rien nous répète-t-on sans cesse, simplement on ne nous communique pas grand chose. Et souvent, ce simple quelque chose est incomplet ou parfaitement erroné. C'est ainsi qu'une majorité de gens passent leur vie sur Terre, plus ou moins bien, avec la certitude intime que l'on se moque d'eux. Et très franchement, ils ont raison.
Mais les plus jolis pantins ou les plus belles marionnettes ne sont pas toujours ceux qu'on croit !
Et puis, même Pinocchio, créé par Geppetto dans le conte du journaliste toscan Carlo Collodi (1826-1890), a fini par devenir un vrai petit garçon et cessé d'être "un burattino" (un pantin, en italien).


C'est un peu comme à propos du sujet tabou des "surveillants du jardin terrestre". Ils passeraient leur temps à s'épier mutuellement dans ces vaisseaux que nous appelons OVNI (UFO en anglais, et NLO en russe), et nous ne nous en serions même pas encore rendu compte. La raison en est qu'il nous est difficile d'imaginer leur pluralité, source de buts différents quant à cette immense "couveuse" que serait ainsi l'Etoile Bleue (la Terre). Certes, ils s'intéresseraient un peu aux lents progrès de ceux qui se nomment humains, et hiérarchisent tout, sauf eux...vis-à-vis du reste du cosmos censé être exempt de toute vie plus intelligente que la leur. Mais généralement, ça s'arrêterait là.
Les hommes n'ont clairement pas prêté attention au trait de génie fort lucide d'Immanuel Kant (1724-1804), qui définit une sorte de contre-principe de la raison insuffisante, dans "Critique de la raison pure". Ils s'acharnent avec leurs cerveaux les plus mathématiques - trop sans doute - à démontrer par toutes les contorsions dont la pensée humaine est capable, qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient ! Et toute la galaxie pourrait bien en rire sous cape, tellement ce serait là grande et naïve sottise !

De plus, ils passent souvent leur temps à encourager et à récompenser la plus extrême bêtise, en écartant volontiers les plus géniaux d'entre eux qu'ils aiment à ridiculiser...en se ridiculisant eux-mêmes.
Ils sont en train de s'appauvrir à une telle vitesse, que même la nation la plus riche de la planète, les USA ne paraît plus avoir les moyens de continuer la conquête spatiale. "La Nouvelle Frontière" de John Fitzgerald Kennedy (1917-1963) semble ainsi tristement devenue "une vieille lune". Les USA viennent d'ailleurs de mettre un terme au programme de la navette spatiale avec le dernier voyage d'Atlantis rendu possible grâce à une coopération russo-américaine pour supporter les coûts. L'idée de relancer le programme spatial d'ici 2015, paraît sans doute un peu trop ambitieuse, dans un contexte périlleux de plafond de la dette US - même s'il y a un accord in extremis très probable comme le 8 avril dernier.
Dès la mi-avril 2011, la NASA avait déjà dû mettre fin au programme SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), de recherche d'intelligence extra-terrestre, avec sa principale station d'écoute californienne. Les voyages sur Terre seraient donc plus tranquilles que jamais pour des touristes extérieurs.
Parfois, il arrive aux hommes de penser, à l'instar des enfants, que les OVNI jouent avec eux, et curieusement ce pourrait bien être vrai : "tiens, regardez-nous les zozos attardés, et après dites que nous n'existons pas ! Ah, ah, ah !"
Egalement, ils ne songent guère que d'autres êtres intelligents plus évolués puissent désirer se garder d'un contact rapproché avec des êtres particulièrement destructeurs, pouvant les contaminer avec leurs rejets oxydés - eux qui se cachent souvent sans vergogne derrière les déclarations d'ouverture généreuse les plus hypocrites.

Prenons l'exemple qui semble "connu" de Vénus, la soeur de la Terre dans notre système solaire.
Son rôle de "planète-relais" pourtant signalé par les anciens écrits sumériens, et même de "planète-origine" dans une acception plus maya, sont constamment négligés. Ce n'est pas pour rien si l'abeille pour la vie animée, ou des végétaux comme le tabac, le maïs, la tomate, ou encore le cacaoyer, voire la pomme de terre entre autres, étaient considérés dans l'Amérique pré-colombienne comme d'une provenance vénusienne civilisatrice, tout comme Orejona (la déesse aux grandes oreilles), ou Quetzalcoatl, le dieu suprême. Nous pouvons bien sûr écarter tout ce qui dérange notre pseudo-suprématie terrestre, au risque de ne rien comprendre.
Mais que nous le voulions ou non, l'impact de l'Etoile Rouge (Vénus) sur l'Etoile Bleue (la Terre) est tout ce qu'il y a de plus immédiat : la grande fraîcheur de notre été (13°C en matinée à Paris, par exemple, ce qui est fort bas), s'explique directement par l'impact du grand S de Vénus - son tourbillon polaire austral. Sinon, pourquoi la NASA utiliserait-elle le peu de budget qui lui reste alloué pour étudier plus en détail ce curieux phénomène climatique extra-terrestre, en ce moment-même ?

Nous avions déjà attiré l'attention sur ce point dans un précédent article du 13 avril 2011, intitulé "Entre la Subduction de l'Europe, le S de Vénus, et l'accident nucléaire de Fukushima : 2012 se précise déjà !"
Pour étudier sérieusement Vénus, il faut relativiser les "données-écran" que l'on nous sert à l'envi : une température moyenne de 462°C (mais elle n'est pas partout identique), pas d'atmosphère respirable ou transformable alors qu'il y a forcément du dioxygène (O2) du fait de la présence de 95% de gaz carbonique (CO2), ou encore un relief accidenté et assez uniforme de couleur orangée faisant songer à l'Australie. Or sur ce dernier point, il faut savoir que la coloration orangée est renforcée par la couleur du filtre terrestre orange servant à déterminer la présence de métaux intéressants pour nous, comme le cuivre. Pour certains, cette planète offrirait des conditions plus optimales que Mars à une exploration humaine, sous réserve de sa chaleur, avec une accélération de la pesanteur à peine inférieure de 10% par rapport à la Terre, et surtout du fait de son atmosphère nuageuse très dense.
Cette connaissance sans tabou de la petite soeur de la Terre, qui tourne en sens inverse - ce qui s'avère très important pour comprendre leur interconnexion cosmique - nous aiderait à mieux percevoir le vrai destin de la Terre... du moins pour ceux ou celles que cela intéresse !

A la grande époque des sondes russes Vénéra envoyées sur Vénus (à partir de 1961), l'astronome Thomas de Galiana, laissait filtrer des allusions aux formes de vie possibles (cf. "A la conquête de l'espace", Encyclopédie Larousse de poche, 1967). C''est qu'on pensait à l'époque qu'il y avait des "hommes-plantes", ou des "animaux-plantes" - à cause du gaz carbonique et de la photosynthèse - comme sur l'hypothétique Xilef, satellite de la planète Atilegna, qu'il mentionne.
Il faut dire que la distinction terrestre faite entre règne animal et règne végétal provient de l'époque d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.), qui fut directement à l'origine des premières études scientifiques occidentales sur ce point.
C'est qu'Alexandre avait été fortement intrigué par Aristote (384-322 av. J.-C.), et également guidé par son insatiable curiosité : durant son long périple à travers l'Orient, il fut à son initiative accompagné par des naturalistes, qui dressèrent un tableau le plus exhaustif et le plus précis possible des espèces rencontrées. Et ces résultats influencèrent ensuite le grec Théophraste de Lesbos (vers 372 - vers 288 av. J.-C.), qui fut également le premier météorologiste, dans son traité intitulé "Recherches sur les plantes", et dont certaines observations pourraient encore nous surprendre.

Mais l'astronome De Galiana attirait déjà l'attention des lecteurs sur les données américaines de Mariner II (1962), qui "douchaient" les espoirs terrestres d'une autre vie sur Vénus. Signalons que c'est Carl Sagan lui-même (1934 - 1996), plus tard devenu le "père" paradoxal du programme SETI, qui conçut le radiomètre infrarouge de cette sonde. Il croyait davantage aux Martiens, peut-être influencé par les données classifiées de l'université anglaise de Cambridge (avec sa distinction encore très confidentielle des "Olivâtres" agressifs des montagnes, et des "Orangés" assez paisibles, et de plus petite taille des plaines de Mars), d'où son audacieux message audio de 2007 pour la dernière mission martienne Phoenix (4 août 2007- mai 2008).
Or, depuis l'époque du premier pas de l'homme sur la Lune (20 juillet 1969), il a été décidé que la vie n'était plus possible sur notre Satellite ni sur Vénus, autre planète "morte".

Cependant, plane toujours le grand mystère de la zone australe de Vénus avec des sites d'importance comme Nsomeka Planitia, Helen Planitia, Aino Planitia ou Lavinia Planitia, et surtout le fameux tourbillon en S déjà évoqué. Il faut rappeler à cet égard, que la plupart des noms de lieux sur Vénus sont russes, du fait du programme Vénéra qui ne prit fin qu'en 1983, avec Vénéra 15 et 16, de même qu'un grand nombre de photos. Celle prise par Vénéra 14 (5 mars 1982), où les spécialistes américains, nous disent de ne pas faire attention à la silhouette sombre sur la gauche (façon homme ou animal-plante) qui n'est qu'un reflet de l'engin spatial russe, reste une curiosité de cette planète azotée ! Ajoutons que Vénéra 14 a découvert des roches basaltiques de même type que celles qu'on trouve sur terre dans les fonds sous-marins.
Quant à la Lune, c'est l'URSS qui le 12 septembre 1959 parvint la première à y envoyer une sphère de la forme d'un ballon de football d'un poids de 390 kg : elle s'est posée avec succès à 800 km du centre de sa surface visible (mission Lunik II). Et le mois suivant, l'URSS à nouveau, photographiait sans difficulté sa face invisible, avec Lunik III. L'autre nom d'origine des ces missions, initiées par Lunik I était "Michta", le rêve.



Un peu de modestie et de rêve ne feraient pas de mal à l'être humain.
L'Occident peut tout à fait continuer à exercer son rayonnement sur Terre ou ailleurs, mais c'est à ce prix, pas si exagéré somme toute. Et il lui faut apprendre à partager avec l'autre hémisphère, qu'on le considère dans une orientation Est-Ouest, ou Nord-Sud.

Le poids des préjugés, et des choses mal-jugées sur Terre est tout à fait exorbitant. L'ère nouvelle qui s'annonce déjà nolens volens, peut être l'occasion d'un meilleur comportement utile à tous, et surtout plus harmonieux. Mais il n'est absolument pas question que l'on gomme les individus, sous peine d'un retour de gomme justement.

L'humanité doit porter son vrai nom et cesser de se cacher derrière des faux-semblants. C'est déjà la grande leçon de 2011, avant celle plus précise et plus déroutante à venir de 2012.
Car le futur a désormais commencé, et nul homme ou femme ne pourra s'en abstraire par des pieds de nez irrévérencieux à l'Intelligence Suprême, que d'aucuns appellent la Source ou de façon plus traditionnelle, Dieu !

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