vendredi 20 novembre 2009

Ciel vert sur le monde (II) : Copenhague, la nouvelle Terre, et le Soleil

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Depuis notre premier article intitulé "Ciel vert sur le monde : l'indicible puissance viking" du 2 juillet 2009, beaucoup de choses se sont passées.
La plus importante est que le prochain sommet de Copenhague (Danemark) sur le changement climatique du 7 au 18 décembre 2009, doit comporter in fine un élément en train de se dévoiler.
Par le biais de questions environnementales engageant toute la planète, il est possible que soit conclu d'ici juin 2010, un traité visant à créer le premier "gouvernement mondial", une organisation intergouvernementale du climat. Elle serait dotée de pouvoirs coercitifs et du moyen d'agir sur place quel que soit le pays en cause. C'est-à-dire que la souveraineté d'un Etat ne pourrait lui être opposée.
Elle n'interviendrait pas uniquement en matière environnementale pour mettre à l'amende par exemple tel ou tel Etat récalcitrant, mais également en matière financière, économique et fiscale. Car la "coïcindence" de la crise financière est une aubaine pour aller rapidement plus loin que l'on a jamais été.
Comment ? C'est extrêmement simple : il suffit de tout subordonner à l'unique question de la lutte pour la préservation du climat de la Terre. Et tout ce qui irait à son encontre, une fois le traité à force contraignante signé, donnerait au départ lieu à contravention. Les objectifs assignés aux Etats étant particulièrement difficiles à tenir, beaucoup n'auraient pas réalisé qu'il ne s'agit plus de simples déclarations d'intention.
Certes, ledit traité devrait être ratifié par un nombre minimal d'Etats pour entrer en vigueur d'ici 2012. Mais devant la détermination des "environnementalistes-businessmen", les choses pourraient arriver à se faire assez rapidement, si elles sont présentées comme un sauvetage in extremis, et surtout comme s'il était déjà presque trop tard.

C'est pourquoi, les "climato-sceptiques" montrent en ce moment même leur force, et emploient toutes les méthodes à leur disposition (y compris le "hacking" d'e-mails d'experts ) pour chercher à démontrer, que selon eux le réchauffement climatique serait un leurre, voire plus.
Il est difficile de trancher ce débat qui n'en est pas vraiment un, puisque chaque "chapelle" refuse d'écouter l'autre.
Cependant, il ne faut pas oublier que l'écologie est devenu un axe de développement économique pour le futur sous l'égide de Laurance S. Rockfeller (1910-2004) à la fin des années Cinquante, c'est-à-dire bien avant que ne se pose la question du climat. En fait, tout s'est joué à la conférence de Huntsville en 1957 (Alabama, USA), avec la définition des différentes alternatives envisagées pour l'humanité.
Qu'il y ait de puissants intérêts économiques en jeu est indéniable. Mais la particularité de la situation, c'est qu'ils se trouvent également répartis des deux côtés opposés. Et l'axe de désaccord se situe essentiellement entre les tenants de l'ancienne économie et ceux de la nouvelle qui intègre l'environnementalisme pour faire des affaires et accroître ses bénéfices.
A titre d'illustration, lorsqu'on prend la décision de faire disparaître de la circulation les anciennes ampoules à filament à compter du 1er janvier 2010, on favorise ipso facto les nouvelles ampoules longue durée - jusqu'à cinq fois plus longtemps -, mais également les firmes qui les produisent en les faisant payer de cinq à...douze fois plus cher que les anciennes.

Que les modifications du climat de la Terre ne proviennent pas que des activités humaines, industrielles notamment, est une évidence géologique. Car la Terre a sa vie propre, indépendamment des humains : c'est peut-être ça finalement qui est si difficile à accepter ! Et elle a déjà connu par le passé plusieurs ères différentes, de l'ère primaire à l'ère quaternaire.
C'est pourquoi, nous avions estimé dans notre article du 10 février 2009 ("FCKW : la Terre n'est pas la planète Mars") que nous étions probablement déjà entrés dans l'ère suivante, que nous avons dénommée, l'"ère quintenaire".
Et pour nous, la grande rupture observable dans le climat daterait de l'avènement remarqué des super-tempêtes en Europe Occidentale, le 26 décembre 1999. Pour cette raison, nous estimions que l'industrie pétrolière américaine devait arrêter de faire fondre les glaces du Groenland avec le gaz FCKW, la Terre n'ayant nul besoin d'être "terraformée" à la différence de Mars.
La Terre, considérée comme une organisme vivant, est une idée très ancienne. Elle était très en vogue chez les Grecs Anciens, et leur mythologie est là pour le rappeler : on parlait alors de GEA, voire d'URANIA ou d'URANTIA - que certains de nos jours considèrent plutôt comme le nom donné à une "anti-Terre" pour cette dernière.

Nous terminerons par le rôle négligé des tempêtes solaires dans la modification du climat de la Terre.
De fait, la NASA a annoncé le 16 décembre 2008 qu'il y avait un énorme "trou" observable dans notre stratosphère - ce qui signifie que la chose était déjà connue depuis pas mal de temps. Et à travers ce "trou" (une brèche électro-magnétique géante pour être plus précis ), des torrents de plasma solaire viennent s'engouffrer à chaque pic d'activité du Soleil.
Mais on ne sait pas encore quelles vont être toutes leurs conséquences sur la géographie physique et humaine, cette étude-ci n'étant pas prioritaire. On se doute cependant que ce "trop plein" de radiations solaires ne peut franchement être bon, ni pour la Terre ni pour ses habitants. Ainsi les rayons ultra-violets réchauffent le sol, et peuvent détruire la végétation et faire fondre la glace, à émission trop forte. De même, ils sont connus pour leur action nocive sur la peau, mais également les organes du corps comme les poumons et le coeur, ou encore le système nerveux central, par exemple.
Là, l'"effet de serre" jouerait plutôt le rôle inattendu d'un bouclier, de CO2 notamment, en déviant une grande partie de ces rayons nocifs vers l'espace. C'est curieux, mais c'est ainsi.
Dans les siècles qui ont précédé, les astronomes babyloniens, chinois ou européens, avaient empiriquement associé les taches solaires à divers maux terrestres : les épidémies, les guerres civiles ou autres, les bouleversements politiques (changements brusques et imprévus de régimes), les soubressauts économiques et financiers, et les mouvements de masse soudains et incontrôlables notamment. Mais de nos jours, personne n'y croit plus réellement sous l'effet du rationnalisme scientifique. Nous n'en parlons donc que pour mémoire, évidemment.

Au-delà du fait de savoir si le sommet de Copenhague sera un succès ou non, il ne faut pas oublier que souvent les Humains se trompent sur le sens exact des choses : un échec peut donc s'avérer être en fait un succès pour le bien du plus grand nombre, et inversement. Leur défaut essentiel est d'osciller trop facilement entre la plus grande passivité et la plus grande agitation, ce qui est une attitude exagérée dans les deux cas.
Si quelqu'un annonçait que l'ère qui commence se transformera plutôt en nouvelle ère froide marquée par la disparition des grands glaciers, comme le fut l'ère tertiaire - ère des oiseaux et des mammifères -, qui le croirait ?
Et au fond, ce qui finira sans doute par mettre tout le monde d'accord nolens volens à court (2010-2012) ou moyen terme, ce sont les prochaines super-tempêtes solaires, et donc le cosmos.




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