jeudi 9 septembre 2010

Renaissance Girondine et Gasconne : le discours plus modéré mais exaltant des deux G !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
_________________________


La Gironde a incarné un grand courant politique lors de la Révolution Française. Puis ce courant a disparu dans le sang des exécutions politiques de 1793, avant de resurgir comme un épiphénomène marquant à l'occasion du 9 Thermidor An II (27 juillet 1794), avec la chute de Robespierre (1758-1794), et son exécution le lendemain.
Elle incarne un courant passionné et réformiste, qui veut cependant garder une certaine mesure dans ce qu'elle propose. Ses avancées sur le terrain des droits naturels et imprescriptibles de l'homme ou de la femme (avec la conjonction d'Olympe de Gouges, 1748-1793), ont été stoppées net avec la chasse à l'homme dont les Girondins furent victimes du fait des Montagnards. Mais ces derniers furent vite rattrapés par leurs propres excès et devinrent victimes de leurs propres méthodes : une sorte de justice immanente les frappa à leur tour impavidement, par contrecoup à leurs propres et stupides "Jeux d'hécatombe".


Aujourd'hui, l'on a tendance à nommer "courant Girondin" cette frange modérée de la droite, de la gauche ou du centre, qui se veut réformatrice, mais refuse d'aller trop loin. Et comme à l'époque de la Révolution ce courant ne concerne pas que des élus de la Gironde, mais également d'autres régions de France. Ils (ou elles) incarnent une France qui veut vivre et aimer, une France fière de ses belles valeurs, qu'elles proviennent de 1789 ou de la France éternelle. Ils ont réussi à faire la synthèse de ce qu'il y a de plus "bonhomme" dans notre histoire, en cherchant à l'adapter au monde actuel sans provoquer de drames humains, non souhaitables. Ils aiment la France quand elle est généreuse avec tous ses enfants, et avec tous ses peuples - comme aurait dit Louis XIV -, ce que d'ailleurs le monde admire en nous lorsque nous le faisons.

Le message universaliste de la France éternelle ne doit pas mourir. Il doit au contraire s'affermir et retrouver une nouvelle jeunesse. Combien ont mesuré son poids réel dans nos plus grands succès commerciaux ou nos exportations ? C'est là que se situe notre valeur ajoutée : l'alliance étonnante de la Grandeur héritée de Louis XIV (1638-1715), et des droits humains propagés à toute la planète en 1789. La Gascogne est toujours présente à Paris, comme au temps du Roi Soleil et de Charles de Batz-Castelmore (1611-1673), plus connu sous le nom de son comté, d'Artagnan, capitaine de ses mousquetaires, c'est-à-dire ses gardes du corps personnels et ses troupes d'élite.

Gironde et Gascogne, terres de cocagne du Grand Sud-Ouest veulent voguer vers un monde plus humaniste et plus rieur - et en tout cas moins morose. Elles sont en train de renaître, à l'étonnement général. La vie leur semble devoir être quelque chose de plus léger et de plus aérien : c'est là notre petit clin d'oeil à un célèbre écrit de 1793 d'Olympe de Gouges, elle-même gasconne, "Les trois urnes ou le salut de la patrie par un voyageur aérien". Car cette vie doit être porteuse d'une espérance et de possibilités renouvelées qui ne soient pas de vains mots, quelle que soit notre position dans la société d'ailleurs.

Notre monde est ce que nous en faisons pour nous et pour nos enfants, et pas seulement sur le terrain de l'écologie. Entre la vie sur un modèle "Alcatraz", si contraint et si lourd, mais fort peu souhaitable pour tout un chacun, et les rivages d'une terre de liberté qu'il nous faut trouver et atteindre, certes avec sûreté, et si possible en pleine santé, notre choix ne peut que se laisser guider par la recherche de ce qu'il y a de meilleur ! Alors, choisissons ensemble ce que nous voulons vraiment pour notre avenir et notre devenir, et faisons usage de notre liberté pour la Rénovation du Siècle !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire