mercredi 1 septembre 2010

"Wanax Heinrich" et "Wanaxa Sophia" II : les Hittites, Troie et le secret atlantique

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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L'affrontement entre Achéens (ancêtres des Grecs) et le royaume de Troie qui faisait partie de la fédération Hittite) n'a jamais été vraiment entrevu sous un axe transversal de domination universelle du monde connu, sauf peut-être par Heinrich Schliemann (1822-1890).
L'empire hittite reste toujours aussi mystérieux aujourd'hui. Tout le monde semble avoir oublié la grande bataille de Kadesh (1274 av. J.-C.), situé non loin de Damas, qui a complètement changé l'avenir du monde, en mettant fin à la domination hégémonique de l'Egypte. Elle s'est terminée par la victoire écrasante de l'empereur hittite Hattusili III (1265-1238 av. J.-C.) sur le pharaon Ramsès II (vers 1304 -1213 av. J.-C.), qui faillit même être fait prisonnier, et donna lieu au premier traité de paix de l'Histoire.
Elle a fait de l'Asie Mineure et de sa tête de pont européenne le nouvel axe du monde pour plusieurs millénaires jusqu'à aujourd'hui.
Car le secret des Hittites n'a jamais été révélé jusqu'à maintenant, du fait qu'il bouleverse complètement nos données les plus classiques, et remet en cause le sens même de l'histoire.

La fédération de cités-Etats et de royaumes qu'était l'empire hittite avait pour capitale Hattusa (près du village actuel de Boghaz-Keui en Anatolie), et possédait huit langues officielles, dont les deux principales étaient le sumérien et le nésite ("nesili" suivant le terme original des Hittites). Le mode de fonctionnement de cet empire qui utilisait le symbole élamite du griffon, cet animal fabuleux (à la tête et au buste d'aigle, à l'arrière de lion et aux oreilles de cheval) dit le "sauveteur", fait un peu songer à celui de l'Union Européenne, mais en plus achevé.
Mais le plus étrange, c'est qu'on ignore toujours l'origine exacte des premiers hittites, puisqu'il s'agissait d'un étonnant rassemblement de peuples différents sous un même souverain constitutionnel laïc, le "Labarna". Venaient-ils du nord-est ou au contraire du nord-ouest ? Quoi qu'il en soit tout le monde s'accorde à voir en eux des Indo-européens, ce qui permet d'esquiver la surprenante hypothèse atlantique.


Heinrich Schliemann ne se contenta pas avec son épouse grecque, Sophia, qu'il appelait fort affectueusement "ma petite femme", de découvrir le trésor du roi Priam de Troie (1868-1871). Il mit à jour également dans la foulée la ville d'Agamemnon, la légendaire Mycènes, mais également Orchomène, Tyrinthe et Ithaque (la capitale du roi Ulysse). Il s'agit là de villes bien réelles et d'un trésor, dont il été dressé un inventaire précis avec des photographies. Actuellement, le trésor du roi Priam est en possession de la Russie, depuis la capitulation allemande du 8 mai 1945.

Ce grand découvreur avait également trouvé à Troie un vase à tête de chouette, contenant un précieux document sur quelque chose qui a justement à voir avec l'Atlantique. Il s'agit de la clef du mystère atlante, et plus précisément de la localisation de la capitale d'Atlantis, Poséidonia. Elle fut dénommée ainsi en l'honneur de son protecteur, Poséidon (Neptune, dieu de la mer et des flots). Car la chouette est initialement un symbole atlante, avant de figurer la sagesse et la déesse Pallas-Athéna, d'ailleurs commune aux Grecs et aux Troyens. Cet oiseau est également, faut-il le rappeler, celui qui domine le "Paradis Terrestre" sous le nom de Pistis Sophia dans le christianisme ésotérique, et la vision de plaisirs du "Paradis" de Dante Alighieri (1265-1321), ou du "Jardin des délices" de Jérôme Bosch (1453-1516).


Alors qu'il était à Naples et en pleine santé, Schliemann reçut peu avant sa mort la visite inopinée d'un homme mystérieux, se présentant comme l'émissaire d'une puissante organisation secrète. Il était opposé à son expédition pour Poséidonia dans l'Atlantique. Selon cet homme de l'ombre, les temps n'étaient pas encore venus pour mettre à jour Poséidonia. Cette découverte fantastique n'était programmée que pour la première partie du XXIème siècle (c'est-à-dire à tout moment à partir de maintenant), du fait des transformations sous-marines encore peu visibles de l'écorce terrestre. Elle devait faire suite à la découverte d'une étrangeté volcanique "post-diluvienne" - une sorte de "porte du temps" -, sur l'île portugaise de Sao Miguel (Açores), quelque part dans la Caldeira das Sete Cidades (la caldeira des sept cités), où existe un village du même nom, avec ses trois lacs vert sombre.


Mais Schliemann refusa de renoncer à son expédition qui devait être le couronnement de son oeuvre archéologique, en réalisant une découverte encore plus incroyable que celle de Troie. Coïncidence ou pas, il mourut subitement dans la ville de Naples en 1890, après un malaise bizarre, à la veille de partir pour son expédition mythique qui fut donc annulée. Il connaissait la latitude exacte de Poséidonia, que nous ne dévoilerons pas pour l'instant. Et son testament montre l'importance qu'il accordait à ce qu'il considérait comme la plus grande découverte archéologique à venir...


Actuellement, la végétation de Sao Miguel est particulièrement luxuriante et recouvre tout. On peut admirer l'impressionnante caldeira occidentale des sept cités (il existe d'autres caldeiras à l'est de l'île, près de Furnas), du haut de Vista do Rei - "La vue du Roi", un magnifique promontoire, lorsque le temps n'est pas trop nuageux. Le nom de "sept cités" fait justement référence aux sept cités atlantes , d'ailleurs célèbres sous Platon (vers 428 ou 427- vers 348 ou 347 av. J.-C.), auteur du Timée et du Critias. N'oublions pas que ce dernier distinguait déjà fermement le savoir de l'opinion, et la vérité du monde sensible de celle du monde des idées : il affirmait que ce qu'il écrivait sur Atlantis était vrai, et non une simple légende, ni un modèle proposé aux hommes de son temps ! En allant plus loin, il disait s'appuyer sur les documents de Solon que possédait son aïeul : il s'agit donc d'une tradition familiale documentée, et non d'un écrit romancé ni inventé.


Les huit îles que comportent l'archipel des Açores s'étirent sur une grande distance de 750 km d'est en ouest : Santa Maria, Sao Miguel, Terceira, Graciosa, Sao Jorge, Pico, Faial, Flores, et Corvo, les deux dernières étant soumises à de fortes, voire très fortes, intempéries.
De toute façon, de telles recherches sous-marines, aquatiques et géologiques, sont difficiles aujourd'hui, du fait de la présence d'une base aéronavale américaine - celle-la même où se tint l'ultime briefing avant le déclenchement de la guerre d'Irak (ancienne Mésopotamie, et antique Sumer) en 2003. Mais cette guerre est officiellement achevée ce jour, avec le retrait des troupes américaines et le retour à la souveraineté irakienne. Maintenant peut commencer le temps d'Atlantis...

Pour explorer la zone de recherches, il faudrait donc l'autorisation du Portugal et probablement celle des USA. Deux à trois bateaux seraient nécessaires, avec des équipements ultra-modernes, pour un minimum de trois mois, un équipage, des spécialistes de différentes disciplines dont les langues anciennes (un linguiste de l'Université de Chicago serait le bienvenu), un ou deux géologues, des plongeurs avec scaphandres, des plongeuses en apnée - comme celles de l'île des perles de Minamoto au Japon -, afin de ne pas manquer "certains signes alphabétiques ou cristallins" dissimulés à même la roche des échelons intermédiaires. Seraient également nécessaires un sous-marin de poche, et peut-être aussi un hydravion, de bons cuisiniers et joueurs de guitare (pour l'ambiance), et un capitaine d'expédition, nouveau Vasco de Gama (vers 1469-1524), qui seul sait ce qu'il cherche pour d'antiques raisons remontant à avril 9564 avant Jésus-Christ...

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