lundi 27 décembre 2010

Un rôle premier pour Enki (Ea) dans la Genèse "étoilée" : de l'Eden à l'Egypte, en passant par l'Amenti !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique

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Le processus du "grand passage" de l'âme vers l'au-delà est mieux connu qu'on ne le pense. Et il s'agit d'un périple plus ou moins long : le tiers de la vie terrestre d'un individu pour le Purgatoire normalement (le temps y est multiplié par cinq pour la mesquinerie trop bien ancrée), l'éternité pour la Géhenne biblique, effrayante "Vallée des lamentations d'Hinnon" assimilée à l'Enfer, mais un raccourci beaucoup plus rapide vers les sept cieux successifs - si l'âme est restée pure ou s'est épurée par le biais de la rédemption.
L'organisation en sept cieux, avec ses quarante-neuf sous-cieux, est assez complexe, et l'on peut aisément préférer le quatrième ou le cinquième ciel où l'on s'amuse davantage, au septième en fait. Mais tout cela est affaire de goût personnel après tout, et surtout d'autorisation divine.
Toutefois, il faut signaler combien la perception humaine de toute cette logistique divine a jusqu'à maintenant été marquée par l'anthropocentrisme et le géocentrisme.
Or le pouvoir de Dieu ne s'est jamais limité aux hommes, qui ne sont nullement des modèles premiers, ni à la Terre pour on ne sait quelle raison, en réalité.


Néanmoins, l'établissement du légendaire "Jardin d'Eden" ("Gan Eden" dans la langue-mère sumérienne) ne s'est pas faite au ciel, mais bien sur Terre. Et l'on connaît depuis 1994 l'endroit exact : c'est le site de Gobleki Tepe, situé à l'est des monts du Taurus, en Turquie, et dont on a fini par se rendre compte qu'il n'était pas "un cimetière médiéval", comme on le pensait à tort dans les années 1960. En fait, ce lieu abrite le premier grand temple connu de l'Histoire des Hommes, dédié à la Déesse-Mère (Mammi).
Là, selon les écrits sumériens, Enki (Ea) et Nammu (Mammi) dirigeaient en couple la plus belle création que l'on puisse concevoir, d'où l'assimilation à un endroit paradisiaque. Et en contrebas, se trouvait la plaine Mésopotamienne.
Enki fut adoré comme un dieu à Eridu (Irak actuel), et des figurines humaines à tête de serpent rappellent à quoi il ressemblait, tout comme Nammu d'ailleurs (artefacts de Tell-El-Obeid, Irak).
Or il advint qu'Enki révéla à Eve, la compagne humaine d'Adam (le serviteur humain créé par Enki et Nammu, juste avant elle), qu'un fruit donnait la Connaissance. A travers ce rôle initiateur dans la Genèse, il lui fit goûter la pomme - en fait, il s'agissait plutôt d'une grenade, plus courante dans cette région.
Les liens d'Eve et d'Enki n'ont pas été plus loin. Et Caïn n'était nullement le fils de ce dernier, mais bien celui d'Adam. Rappelons que Caïn tua son frère Abel, et que certains ont depuis très longtemps voulu faire un parallèle entre lui et Enlil, le propre frère d'Enki. Car il est vrai qu'aucune lumière ne les animait, et que tous deux furent effectivement des envieux, les premiers d'une longue série.



Quoi qu'il en soit, An, le dieu suprême, père d'Enki, n'avait pas supporté que son fils ait permis à la femme (et à l'homme) d'acquérir la Connaissance. Et il se mit alors dans une grande colère : plus tard, il sera transposé en Yahvé par les scribes du roi Josias (VIIème siècle av. J.-C.), à travers les récits bibliques de "reprise" reformulée, et donc déformée de la mythologie sumérienne.
Qu'allait-il advenir des Dieux et de leur autorité si Enki s'amusait à transmettre à ces créatures serviles, à "ces pages blanches", ce qu'elles n'auraient jamais dû savoir ? An s'inquiétait sans doute pour rien, car les scribes de la Bible seraient là pour brouiller les cartes.
Cependant, il chassa Adam et Eve du Jardin d'Eden, d'où le mythe de "la chute" et celui du "paradis perdu" qui hantent toujours l'humanité déboussolée.
Et Enki dût également prendre ses distances avec son père par la suite. Il se réfugia alors sur une très grande île de l'Atlantique Nord.
Mais l'Atlantide disparut presque complètement à la suite du cataclysme provoqué par l'explosion de l'astre "Mardouk", en devenant un mythe : les modifications de notre système solaire furent considérables, avec l'apparition de la ceinture d'astéroïdes entre Jupiter et Mars ("le rideau de fer" de l'espace), et surtout le positionnement et la nouvelle orbite de son satellite "Nebiru", Vénus, beaucoup plus proche de la l'"Etoile Bleue" (la Terre). Cela explique d'ailleurs sa perception comme un petit soleil extrêmement destructeur : il fallait l'apaiser par des offrandes propitiatoires renouvelées, comme celles des "festivités du retour du Phénix" à la fin du du mois de décembre -, sous peine d'inondations diluviennes à l'orée du printemps, entre autres.
De fait, la nouvelle orbite elliptique de Vénus (l'"Etoile Rouge"), allait voir la donne changée.


Enki put quitter à temps ce royaume aquatique de l'Extrême-Occident, plus tard dénommé "l'Amenti" par les Egyptiens en mémoire de lui. Car, des Canaries, devenues vestiges antédiluviens, il accosta au Maghreb, puis se dirigea vers le pays de Khem - l'Egypte - où il transmit tout son savoir. De cette manière, allait naître subitement le fantastique empire d'Egypte à partir d'Abydos et de Thinis, la première capitale, toute proche.
On a ainsi trouvé dans les environs, au temple de Denderah, des artefacts serpentins similaires à ceux de Tell-El-Obeid. Et le serpent a même figuré de façon extrêmement visuelle sur la double couronne de tous les pharaons, sous la forme du cobra prêt à frapper (Ouadjet). Cela rappelle à l'homme que s'il a des yeux, c'est avant tout pour voir !
Enki ("celui qui est d'un autre temps", littéralement), était comme la Lune dans le ciel : il rajeunissait ou vieillissait selon son désir, et au gré des circonstances.
Enki est aux origines de la fameuse dynastie "O", rajoutée à la fin du XXème siècle par les égyptologues anglo-saxons, pour faire remonter l'empire d'Egypte aux pharaons les plus mythiques après Osiris, et Horus, le fils qu'il eût d'Isis (la triade divine) : de "Scorpion" à Narmer (mot à mot, "Sinistre Poisson-Chat"). Car on a enfin pris en compte la première partie du récit chronologique post-diluvien du scribe égyptien de Ptolémée Ier, Manéthon (IVème siècle avant J.-C.).
Ensuite commence la dynastie I avec Aha ("le Combattant"), puis Djet ("le Serpent"), dont la magnifique tombe d'Abydos est totalement interdite de visite, et doit rester au secret : il est trop tôt pour que les Humains sachent ! Quoi qu'il en soit l'axe Sumer-Egypte apparaît évident avec lui !
L'apogée de l'Egypte se situerait sous la XIIème dynastie avec Sésostris le Grand, le conquérant légendaire du sud-ouest de la Russie. Mais l'empire d'Egypte ne disparaîtra qu'à la mort de l'héllénique Cléopâtre VII, en 30 avant Jésus-Christ (XXXIIIème dynastie), avec son annexion à l'empire romain.




Lorsqu'Enki disparut assassiné (certains exégètes voient en lui le véritable Osiris, tué en vain par Seth), la barque solaire allait symboliser pour toujours son grand retour vers l'Amenti...même si le changement climatique qui affectait alors l'Egypte faisait du sable du désert un élément moins propice que l'eau à la navigation sub-céleste vers l'Extrême-Occident.
Seth-Enlil, le frère malintentionné, "Satam" (administrateur en sumérien) de Mésopotamie, allait voir son rôle singulier mis en relief sous le nom du Satan biblique ("l'adversaire").
La parole a de tout temps eu un effet prodigieux et créateur, voire modificateur. Les Egyptiens lui accordaient un pouvoir qui aujourd'hui pourrait apparaître surdimensionné. Mais ils n'avaient pas tort, car la puissance de la parole sur l'esprit humain ou autre, est absolument illimité : c'est la baguette magique de l'esprit.
Car, il faut savoir que si vous vous adressez à l'intelligence d'un humain (ou d'une humaine), vous ne serez pas forcément entendu ni compris. En revanche, si vous parlez à son cerveau reptilien antédiluvien, il (ou elle) comprendra instantanément et pour toujours !
En tout état de cause, la trinité Osiris-Isis-Horus aura bel et bien fini transposée dans la Sainte Famille, le nouvel Horus étant tout simplement Jésus-Christ, les représentations d'"Isis à l'enfant" ne laissant aucun doute sur ce point.
Entre l'étoile symbolisant la naissance d'Horus, et l'étoile du berger qui préside à celle de l'enfant Jésus, il n'y a pas même un zeptomètre (un trilliardième de mètre), puisqu'il s'agit dans les deux cas de Vénus qui nous fait un clin d'oeil.
Elle semble presque dire aux humains et aux humaines pour le temps qui vient : étonnez-moi en bien - pour le vôtre -, c'est votre nouveau défi désormais !

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