jeudi 6 janvier 2011

Entre sidération et "substitutions" manquées : la crainte du Grand Retour, par temps nuageux !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
________________________



Dès après le Nouvel An 2011, la Terre a assisté éberluée à plusieurs pluies d'oiseaux...ou de poissons, également échoués sur les rivages marins, avec un pic d'activité les 4 et 5 janvier. Les rationnalistes toujours prompts à "dégainer" les explications toutes faites semblent pour une fois avoir quelque mal à expliquer cela. Néanmoins quelques "contorsions" byzantines ont été trouvées.
Il n'en reste pas moins que sur différents endroits du globe, des oiseaux morts (carouges, étourneaux...) ou des poissons sans vie, le plus souvent éborgnés, jonchent ici les autoroutes américaines de l'Arkansas à la Louisiane (USA), et là les rivages de Chesapeake Bay (Maryland, USA), de Nouvelle-Zélande, de Suède (Beebe), ou du Brésil.
Ainsi, au Brésil ce sont les poissons-chats si emblématiques, et les sardines qui sont de cette sinistre partie. A ce titre, il faut tout de même rappeler que le poisson est depuis 2000 ans, le symbole même du Christianisme. On assiste donc à des faits surprenants, annonciateurs d'une année assez particulière, un Nouvel An de sidération !

Les explications des scientifiques sont pour une fois vraiment "à la peine". Et ceux qui se lancent dans des histoires de pétards de Nouvel An ou d'électrocution par des lignes à haute tension (même où il n'y en a pas) pour en conclure que les oiseaux sont morts de peur, devraient voir un peu plus loin. Car chaque année des pétards explosent sans rien provoquer de tel, et pour les lignes à haute tension, cela fait belle lurette qu'elles sont installées. De si peu convaincantes explications sont d'autant plus vaines, qu'elles ne pourraient de toute façon concerner que les oiseaux, et certainement pas les pluies de poissons, ni le fait que ces derniers s'échouent sur certaines plages par bancs entiers ! Rien que dans la baie de Chesapeake, c'est environ 2 millions de poissons qui ont été retrouvés morts, et tous en même temps semble-t-il.
Ces événements, très rapprochés dans le temps, sont d'une visibilité suffisante pour être marquants. Ils sont brutaux, spectaculaires, incroyables et massifs, et frappent l'imagination humaine. Et cette fois-ci, on n'est plus dans le domaine de l'anecdote vite oubliée.
L'hypothermie subite avancée pour les poissons, avec pour arrière-fond le dérèglement climatique, n'explique pas grand chose, lorsqu'ils volent et tombent littéralement du ciel. Car les différences de température n'ont jamais fait voler les poissons, qui en l'occurence n'étaient pas des exocets.
L'explication par les ondes sonores ou les "chocs sonores", pour les oiseaux est intéressante si on ne la limite pas aux pétards et aux feux d'artifice du 31 décembre (ce qui est un peu en décalage temporel)...ni aux oiseaux.

Faut-il avoir peur de tout cela ? En fait, il est libre à chacun ou chacune d'être effrayé (e) ou non. Mais les explications absurdes "pseudo-scientifiques" pour "castors juniors" en herbe, ne donneront pas même de certitudes rassurantes à ceux qui les avancent trop hâtivement. Car on peut littéralement employer le terme de "substitutions" manquées pour ces raisonnements peu crédibles. L'explication biblique du Grand Retour de Jésus est quant à elle rejetée par a priori, car trop encombrante. Et puis quoi encore ! Plus d'un sixième des habitants de la Terre sont chrétiens, mais beaucoup n'y croient guère. Tant de gens annonent dans les messes ou les offices qu'il y aura des signes, qu'ils ne veulent pas les voir s'ils sont éventuellement sous leurs yeux. Le plus paradoxal, c'est que le reste de la planète semble davantage à l'écoute, ce qui est déjà un mieux. Il est vrai que Dieu peut convertir les gens très vite s'il le désire, et sans intermédiaires trop nébuleux ni émaciés, même dans le suffisant Kansaï naguère prospère : avant, il y eût le Yamataï, et auparavant, ce que l'on reverra avec certitude.

Mais l'explication pourrait être non pas seulement dans la Bible (la fameuse Apocalypse de St Jean), mais également dans des textes qui en ont été rejetés par la plupart des églises, ceux d'Enoch : de la même façon, les oiseaux et les poissons...seraient rejetés et dispersés à la surface de la Terre par le Créateur courroucé, et fortement agacé de l'incrédulité et de l'ignorance humaine. Le Livre d'Enoch prévoit clairement le retour malcommode d'Enoch (le prince sumérien Enmeduranki), au moment où les humains doivent être jugés par Dieu. Il faut savoir pour être précis que le Créateur a horreur des incultes et de ceux qui ne lisent pas de livres. Dans ce curieux ouvrage, il en fait même une condition préalable pour pouvoir postuler pour le ciel : "Je maudis l'ignorance !", dit-il. Et tant pis pour les réfractaires les plus borné (e) s ! Car contrairement à la Genèse tronquée et modifiée que nous avons apprise, le vrai Dieu veut et exige que l'on se cultive, ce qui est plus sensé. Libre à nous ensuite de penser ce que nous voulons, en connaissance de cause cette fois-ci !

De toute manière, la Bible a complètement hâché ce qui était très simple au départ. Même la question de l'accouplement et du mariage des Anges avec les filles des hommes, qu'une partie des premiers trouvèrent à leur goût (toujours selon le Livre d'Enoch) a été déformée. Car dans la mythologie sumérienne, c'est tout bonnement Enlil, le frère d'Enki, et non son père An (le régent céleste), qui se met en colère contre les Anges amoureux et leurs compagnes, en les poursuivant de sa vindicte, origine du mythe de la "chute" d'un certain nombre d'anges emmenés par Schémiaza ; d'autres l'appellent Azazel, l'inventeur du maquillage, des armes et de l'agriculture. Or Enlil n'était pas habilité à faire cela. Car il n'était nullement le dieu suprême des Sumériens, et encore moins le Créateur de quoi que ce soit : c'était au contraire un destructeur, d'où la raison de son assimilation à Satan, en tant que Satam (administrateur littéralement, et sous sa forme moderne Saddam) de Mésopotamie justement. Il y a là une claire confusion et même un contre-sens qui n'a que trop duré.

Une dernière possibilité non avancée jusqu'à maintenant, plus météorologique celle-là, mettrait en relief le rôle inattendu et inopiné de l'aspératus. Ce nuage d'un type nouveau - similaire à ceux rencontrés à l'origine sur la planète Jupiter normalement - pourrait être responsable de ces morts massives d'oiseaux et de poissons, tout simplement. On sait que sa charge électrique est fort puissante, qu'il peut altérer les notions d'espace et de temps ainsi que les transmissions de tous types, et provoquer des tempêtes aussi soudaines que fugaces, pouvant transporter sur des distances appréciables des volatiles ou des poissons soulevés des flots agités. Ce nuage qui aura bientôt officiellement 4 ans, émet également des ondes sonores qu'on n'a pas vraiment eu le temps d'étudier dans leur impact, son identification étant trop récente. L'être humain aime tant tout tourner en dérision avec ses phrases stéréotypées, qu'il est complètement désemparé et méchamment surpris quand c'est lui qui devient dérisoire, parce que ses connaissances ne lui autorisent que l'angoisse de l'inexplicable. Il sent confusément que ce qui lui avait été offert avec bonté, sans arrière-pensée, mais qu'il (ou elle) a refusé ou longtemps négligé, peut lui être dénié désormais.


Le débat n'est pas clos de toute façon. Et pour en revenir au Livre d'Enoch, il faut savoir que Jésus lui-même s'y référait très fréquemment. Il le tenait dans la plus haute estime, notamment lorsqu'il promettait le ciel à ceux (ou à celles) qui l'écouteraient et le suivraient. Or, on a retrouvé un exemplaire authentique de cet ouvrage très rare et si précieux aux yeux de Dieu - il est le joyau du dialogue "Dieu-homme choisi" -, en Israël à Qûmran en 1947, dans la grotte n°4.
Dans cet ouvrage, Enoch est littéralement enlevé de la Terre par Dieu et transporté dans sa grande bibliothèque, avant de revenir sur Terre pour peu de temps. Parce qu'il allait jeter les bases de la Connaissance (calendrier solaire, astronomie et écriture cunéiforme), certains l'ont ensuite assimilé à Hermès Trismégiste.
Si l'on suit ce curieux enseignement primal, Dieu s'ennuie depuis trop longtemps seul au dernier ciel dans sa grande bibliothèque, et sans une belle compagnie féminine. Ainsi il a décidé de dialoguer directement avec les Humains (ou les Humaines). Mais le plus irritant pour lui, serait qu'ils ne comprennent même pas qu'il veut juste causer un peu pour tromper son ennui et rompre un si long isolement. Ils ne font aucun effort, si ce n'est parler par "stéréotypes-réflexes". Dieu que ce manque de jugeotte est navrant : Enoch, dont l'esprit tutélaire est un "homme-poisson", et Jésus-Christ, ne sont donc pas de trop pour ce monde nuageux, qui cherche toujours à avancer dans un épais brouillard, plutôt que de choisir le moment de l'inévitable éclaircie !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire