vendredi 4 novembre 2011

Le "katun Cauac" III : l'inédite rencontre d'une économie mondiale fébrile avec l'astronomie en 2012 !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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Ce jour, le vendredi 4 novembre 2011 à 14 heures (heure de Cannes, France), la présidence du G20 passe des mains du président français au président mexicain.
Il s'agit d'une étrange coïncidence comme le ciel aime en réserver aux êtres humains, puisqu'avec le Belize, le Honduras et le Guatemala, le Mexique est le successeur du pays des Mayas qui défraient tant la chronique en ce moment.
Rappelons que le G20 est cette instance économique et financière mondiale créée avec peu de succès en 1999, et réactivée à l'occasion de la crise financière de 2008, à l'initiative de la France.
Il regroupe 19 nations en fait, dont tous les membres du G8 (USA, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada et Russie), la Chine et l'Inde, ainsi que l'Arabie Séoudite, plus l'Union Européenne qui est le vingtième membre. Et cet ensemble représente les deux-tiers de la population mondiale, pour environ 90% du PIB mondial, et 85% du commerce mondial.
Le continent qui y est le moins représenté, alors que c'est lui qui possède les plus importantes ressources minières et énergétiques de la planète, est l'Afrique. Son seul membre est l'Afrique du Sud, qui est un Etat multiculturel d'influence occidentale, alors que la Guinée, par exemple, aurait tout à fait pu également être retenue. Mais il est vrai qu'un autre Etat africain, l'Ethiopie, est un invité permanent cependant.
L'Asie quant à elle est assez bien représentée avec les pays déjà cités, plus la Turquie, la Corée du Sud et l'Indonésie.
Pour l'Amérique Latine, trois pays émergents en font partie : le Brésil, l'Argentine, et bien sûr l'objet de cet article, le Mexique, principal successeur du pays maya avec sa grande superficie (1 958 301 km2).

La particularité économique du Mexique est qu'il fait partie de l'ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain, NAFTA en anglais), avec les USA et le Canada, depuis le 1er janvier 1994. Depuis le début, il y a d'ailleurs des discussions informelles renouvelées entre ces trois pays pour le choix ou la création d'une monnaie commune. Et cette option a été remise en avant depuis la crise financière de 2008, avec "l'améro", qui ferait le pendant à l'euro, mais sans les inconvénients d'une dilution et d'une auto-limitation - interdisant toute politique keynésienne de relance avant dix ans.
Notre monnaie est donc particulièrement étudiée, pour voir ce que serait le projet d'un "améro" optimal, ainsi que les écueils à éviter. Il est évident que la "Federal Reserve Bank" américaine (la "Fed") y jouerait un rôle central de référence pour la création monétaire, en vue de la mise en place éventuelle d'une banque centrale commune, ce qui la distinguerait très nettement de la BCE (Banque Centrale Européenne). Par exemple, dans une situation comme celle de l'euro au regard de la crise de la Dette, ses économistes feraient jouer à cette banque centrale commune un rôle plein et entier de prêteur et de garant en dernier ressort à la capacité théorique illimitée, plutôt que de passer par les limitations inévitables d'une structure intermédiaire ad hoc comme le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière, 2010).
En d'autres termes, ils ne chercheraient pas à transformer l'or en plomb mais l'inverse, ce qui est plus avantageux : cela passerait forcément par une succession d'étapes et des objectifs vraiment atteignables, et de préférence réalistes (à la différence de ce qui est contre-productivement imposé à la Grèce). Là le but serait clairement de booster l'expansion, plutôt que de créer une zone exsangue, par insuffisance de flux.
Il est en effet à la fois étonnant et peu judicieux, de provoquer la contraction du PIB d'un pays dont on veut qu'il rembourse ses dettes. Mais peut-être y-a-t-il une explication peu perceptible portant sur un autre but, qui viserait en fait à faire oublier ce qu'il représente historiquement et culturellement, pour réinitialiser le monde et introduire de nouveaux paradigmes ?

L'année 2012 va être celle d'une rencontre inédite entre l'économie et l'astronomie, et pas uniquement pour la question de l'importance de la Dette des Etats, par rapport à leur PIB.
L'astronomie vient en effet à la rencontre de l'économie, à travers la coïncidence maya, et son singulier calendrier vénuso-terrestre.
Rappelons que le 22 décembre 2012 sera le premier jour du "katun Cauac" qui va faire entrer le monde dans un "sixième Soleil", absolument pas envisagé par les prêtres jaguars devins, sans qu'on sache vraiment pourquoi. On peut traduire "katun Cauac" par "temps des tempêtes" (cf. nos deux précédents articles sur ce sujet percutant), une période qui va durer environ vingt longues années. Si dans l'astronomie maya, le passage d'un Soleil à un autre est quelque chose de gigantesque, avec ses signes annonciateurs qui montrent en quelque sorte la couleur de ce qui va suivre, son passage vers l'inconnu l'est encore plus.
En tout état de cause, il n'est pas évident de savoir comment va se traduire ce télescopage entre l'astronomie et l'économie mondiale, voire l'humanité dans son ensemble. Mais, il est extrêmement probable qu'il ait bien lieu avec des effets inattendus, multiples et sans doute tout à fait paradoxaux !
Les loups vont pouvoir tout aussi bien se manger entre eux, que les agneaux faire vraiment "ami-ami" avec les loups, sans se faire dévorer. Une autre possibilité encore plus incroyable serait que les agneaux se mettent à attaquer les loups ou les louves, et les effrayent par leur soudaine audace !
Traduit en termes économiques ou politiques, cela pourrait signifier que des inversions faramineuses et hallucinantes vont se faire entre pauvres et riches, ainsi qu'entre faibles et puissants.




Il va sans doute falloir revoir ce qu'on met sous le vocable de "pouvoir". Car juste avant le sommet du G20 de Cannes des 3 et 4 novembre courants, la Grèce a montré sa présence surpuissante, malgré son endettement et donc sa faiblesse : paradoxalement, elle a retrouvé à travers cela un rôle qu'elle n'avait pas eu sur le cours des affaires mondiales depuis Alexandre le Grand (356 - 323 av. J.-C.) !

Pratiquement tout l'agenda de la rencontre lui a été prioritairement consacré, en tant qu'invitée impromptue - le peu qui restait étant dévolu à l'Italie, sa continuatrice, dans un environnement de soudaines pluies torrentielles. La Grèce a créé un "buzz" mondial avec son référendum annoncé puis abandonné, sur le plan de Bruxelles des 26 et 27 octobre derniers, en se montrant digne du grand tragédien Sophocle (v. 495 - 406 av. J.-C.) !

Et à n'en pas douter, le Mexique des Mayas devrait réserver quelques surprises de taille également, pour une année unique dans l'histoire des hommes : 2012.
L'avènement prochain du "katun Cauac" si redouté (le lendemain du 21 décembre 2012), est déjà dans les esprits. D'ailleurs, tous les regards de la planète vont se focaliser fiévreusement sur ce pays d'Amérique Centrale de 111 millions d'habitants, en quête d'une réponse ultime que l'on espère ni définitive ni par trop foudroyante !

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