dimanche 13 novembre 2011

Vers un nouveau paradigme mondial : par delà l'utilitarisme excessif et le monde du chaos !

par Jean-Jacques COURTEY, Docteur en Géographie Economique
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"Pas bouger", diraient certains aux chaises, ce qui inclut ceux ou celles qui y sont assis !
Rassurez-vous, on veille sur vous : grâce à nous, ce que nous n'avons pas encore mis à bas ou détruit est le nouvel enjeu.
Nous vous avons mené au chaos sous prétexte de l'ordre et de la sécurité, mais faites-nous à nouveau confiance, sans trembloter, pour vous en sortir.
Si nous n'avons pas vraiment compris comment transformer le plomb en or, par contre nous savons très bien faire le contraire : après tout, ces deux éléments sont côte-à-côte sur la table périodique des éléments de Mendeleev.
Mais surtout, faites votre devoir : n'oubliez pas de voter pour nous ! C'est en gros ce que certains nous demandent sans aucune vergogne.
Or nous citoyens (ou citoyennes également), ne sommes pas intrinsèquement destinés à être des gogos.
La mise en place d'un nouveau paradigme, d'un autre modèle - de nouvelle avant-garde -, pourrait bien être à l'oeuvre en ce moment, même s'il a des liens évidents avec un passé antique.

De Babylone à nos jours, les règles qui régissent ce que l'on appelle le capitalisme, mais disons plus simplement le monde financier et commercial, n'ont pas vraiment varié.
Ce qui permit à un homme, comme Nemrod (le "rebelle", ou encore "le vainqueur de léopard"), de devenir riche et puissant, est toujours valable aujourd'hui en fait. Si le premier roi autoproclamé d'Assyrie (XVIème siècle av. J.-C.) revenait parmi nous, il ferait rapidement sa place, avec sa méthodologie si particulière, en ayant guère besoin que d'une simple remise à jour, voire même d'une petite période transitoire d'accoutumance !
Et il en est de même pour les principes qui génèrent la ruine soudaine d'une population à grande échelle (chute de la tour de Babel foudroyée par Dieu).
A la vérité, l'être humain évolue très peu dans ses constantes fondamentales : seul l'habillage, et l'environnement technologique changent quelque peu, en nous entraînant d'ailleurs souvent sur des chemins d'illusions.
La première règle qui assurait à Nemrod sa richesse croissante est toujours en vigueur. Mais il est sans doute préférable de ne pas la dévoiler pour l'instant : il ne faudrait pas la dévoyer, car même pour Nemrod elle fut à la fois trop simple et trop puissante, lui qui prétendit à tort pouvoir protéger son peuple de Dieu lui-même.
Ainsi rien ne nous oblige présentement à tomber dans "le panneau" de la crise grandement auto-générée de la Dette, qui est loin d'être exempte de calculs plus ou moins "clairs" ou d'arrière-pensées peu divines !

L'analogie de la région parisienne avec la Mésopotamie, a déjà été faite depuis le XVIème siècle, avec la notion nostradamienne d'"exigue Mésopotamie", pour la zone géographique française que deux fleuves viennent arroser, la Seine et la Marne. Le terme "Mésopotamie" veut simplement dire "entre deux fleuves" (qui pour Babylone, ou l'Irak actuel, sont le Tigre et l'Euphrate).
De nos jours, comme en la lointaine époque qui vit l'ascension et la chute de Nemrod, puni par Dieu, il faut faire de plus en plus partie des privilégiés pour accéder aux soins, et donc préserver sa santé. Et c'est tout à fait anormal.
Certes, il n'y a plus de constructeurs de ziggourats ni de tours, comme celle impie de Babel, mais il n'y a guère d'acquis dénommés "sociaux" aujourd'hui, qui ne doivent être préservés par la lutte la plus âpre si nécessaire. Et cela ne saurait être l'apanage unique des partenaires sociaux, qui ont d'autres soucis en tête apparemment, mais bien de tout un chacun, lassé qu'on lui raconte des "craques". L'utilitarisme excessif avec toutes les limites de conceptions trop terre-à-terre, réserve d'importantes surprises et des retournements de situation inopinés, que même un romancier n'aurait osé imaginer. De plus, il apparaît inapproprié en ce qu'il mène de façon dangereuse à un indescriptible chaos. A trop vouloir tout contrôler, les gens ne contrôlent plus rien en fait, et ils tuent ce qui est à la base d'une saine économie, l'introuvable confiance. Or il nous faut d'urgence sortir de cette harassante structure de la confusion.

A l'instar du sujet de base de l'époque de Nemrod, le citoyen actuel doit cesser de se reposer constamment sur quelqu'un d'autre, souvent plus perdu que lui, pour défendre ses intérêts : il doit clairement reprendre le pouvoir - sous peine de ne plus en avoir du tout -, et chercher à imposer son mandat impératif plutôt que dévolutif par saine précaution. Après tout, il n'est pas si bête que ça !
Et tout bien réfléchi, il doit préférer être victorieux aujourd'hui, plutôt que le vaincu de demain.
Par exemple, nous payons individuellement fort cher pour une protection sociale, alors que le contrat - car c'est bien un contrat -, est de plus en plus mal respecté. Ne nous laissons pas embobiner par le baratin politique de ceux ou celles qui veulent masquer leur impuissance d'aujourd'hui en érigeant des "têtes de turcs" : nous nous éviterons ainsi nous-même le néant de demain ! Et laissons-les vaticiner avec leurs mauvaises solutions et leur propre néant, loin de nous !
Là aussi nous citoyens, devrions imposer le mandat impératif pour notre propre survie, sinon autant instaurer le tirage au sort des candidats sur les listes électorales, comme certains utopistes le suggèrent, mais bien avant...un improbable 2112 !
En tout état de cause, quelle que soit la forme que prendra la participation des citoyens à la mise en place du monde nouveau, elle ne pourra plus s'identifier au néant, ni à d'illusoires abstractions terminologiques. Tous autant que nous sommes, nous pourrons alors ressentir la fierté de participer à quelque chose de personnel, de génial et de grand : l'édification de notre propre avenir, tels les lauréats du nouvel essor national, et pourquoi pas mondial.





L'ordre du monde tel qu'il résultait encore discrètement de l'époque du commerçant et aventurier vénitien Marco Polo (1254 -1324), ou du poète et politicien florentin Dante Alighieri (1265- 1321), fils d'un agent de change et prêteur d'argent, a sans doute changé radicalement hier samedi. Avec la démission de Silvio Berlusconi, l'ex-Président du Conseil italien (né en 1936 à Milan), c'est une partie de l'ancien ordre du globe terrestre qui finit dans les livres d'histoire, même si personne ne semble vraiment le réaliser.

Un nouvel univers à construire (ou à reconstruire) s'ouvre devant nous nolens volens, tel un ouvrage inachevé. Il est inquiétant parce que ce sont des pages vierges qui restent à écrire. Mais en même temps, il est rassurant parce que tout un chacun peut être appelé à participer à ce nouveau récit, voire à cette nouvelle épopée de l'humanité toute entière plutôt qu'à son néant. Simplement il faut en être conscient, pour y apposer sa plume. Il faut donc se montrer humble avec cette tâche immense, et marquer une certaine équanimité avec la période précédente qui fut excessive et insouciante sans doute, mais ô combien flamboyante et parfois cocasse.

C'est bien du devenir de la planète entière qu'il s'agit, car le monde ouvert réintroduit par Marco Polo avec la Chine, et nombre d'autres pays de la Route de la Soie, reste une donnée essentielle.
Simplement, pour qu'il retrouve son essor, le vrai pouvoir ne peut plus uniquement être détenu par un ensemble de familles plus ou moins apparentées avec le temps, jusque dans les pays anglo-saxons.
Il doit désormais être globalement partagé et rééquilibré, y compris avec l'Afrique, mais aussi la vieille France souffrante trop oubliée ou la toujours plus moderne Chine - voire l'Asie dans son ensemble. Notre avenir peut très bien être beau, avec l'aide de Dieu !

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